Aït Yahia est l’une des communes de Tizi-Ouzou où les ressources sont quasi nulles. D’ailleurs, elle est même déficitaire. N’était la wilaya, qui est venue au secours de l’exécutif communal, les salaires des travailleurs et des fonctionnaires ne seraient pas versés durant ce dernier trimestre de l’année. Ainsi, l’enveloppe financière exceptionnelle accordée en matière d’équilibre budgétaire, de l’ordre de 22 millions de dinars, a été entièrement retenue pour garantir les salaires. «Le conseil d’administration s’est réuni. Cette enveloppe a été consacrée aux articles 610, 611,618 et 660. Puis, il y a eu délibération votée en faveur de cette décision afin de ne pas pénaliser nos travailleurs et nos ouvriers», confie le maire, M. Saïd Bougheda. Et de poursuivre: «Il faut savoir que dans le BP, toutes nos conventions sont minimes». Notre APC, dira-t-il, ne survit uniquement que grâce aux sommes attribuées sur différents articles du BP. Dans cette commune, faudra-t-il le souligner, l’exécutif n’a aucune opportunité de renflouer les caisses de la collectivité parce que, non seulement, il n’existe aucune entreprise, aussi minime soit-elle, mais aussi point de commerces qui pourraient faire bénéficier, un tant soit peu, l’APC d’un apport financier. C’est l’une des municipalités les plus pauvres de la wilaya. «Fort heureusement, les subventions conséquentes obtenues durant notre quinquennat nous ont permis de concrétiser des projets très importants dans notre commune, notamment, en améliorant les commodités de base, en particulier les travaux publics, l’assainissement et l’eau potable», conclut l’édile communal. Pour les élections locales prochaines, en plus des partis traditionnels, à savoir le FFS, le FLN, le RND, deux autres formations sont rentrées en lice pour la première fois. Il s’agit du PT et du MPA. Qui conduira l’exécutif prochain ? Il faudra attendre le 23 novembre pour le savoir.
Amar Ouramdane
