C’est peut-être un record sans précédent : un sac de ciment est cédé, ces jours-ci, dans la région d’Allaghen à 1000 DA, soit 2000 DA le quintal. Un prix jugé, par d’aucuns «excessif» qui trouve en partie son explication dans l’abondance de chantiers de maçonnerie, qui sont de plus en plus actifs et nombreux. Ainsi, le ciment, produit de base et incontournable en matière de bâtiment, ne cesse d’atteindre des seuils élevés en matière de prix. «Beaucoup de gens construisent. Il y a ceux qui construisent en ville. Il y a aussi les auto-constructeurs de la campagne qui bénéficient de 70 millions de centimes», analyse un vendeur de matériaux de construction. La cherté du ciment surprend les utilisateurs puisqu’on a, maintes fois, promis l’ouverture d’usines et visé l’augmentation systématique de la production nationale et pourtant rien n’y a été fait. «Les prix caracolent à des seuils culminants. Il faut aussi prendre en considération que lorsque le ciment est aussi cher, les produits à base de ciment suivent la cadence. C’est le cas des parpaings, des ourdis et des buses. On se rend compte que la cherté du ciment entraîne, par effet boule de neige, des augmentations aux produits dérivés du ciment. Ceux qui construisent n’y peuvent rien faire. Ils payent le prix fort et construisent comme ils peuvent en supportant des coûts très élevés. Et puis, lorsque le parpaing ou l’ourdi augmentent, ça chiffre car pour une habitation on a besoin d’importantes quantités. Le parpaing est beaucoup plus utilisé pour réaliser des clôtures. L’ourdi sur lequel il y a en ce moment une très forte demande sert à faire les dalles des maisons, il se vend, donc, comme des petits pains», explique notre interlocuteur. Depuis le début de l’année en cours, soulignons-le, les prix ne cessent de monter pour le ciment, en particulier. Rien ne semble arrêter cette course folle des coûts.
Nassim Fawzi

