campagne électorale Ali Laskri et Hadj Djilani avant-hier à Bouira – «Le FFS veut faire triompher un projet»

Le coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, et le premier secrétaire national du parti, M. Hadj Djilani Mohammed, ont animé avant-hier jeudi un meeting sur la place des martyrs de la ville.

Un meeting au cours duquel les candidats aux APC et à l’APW de Bouira ont été présentés. Le premier sur la liste APW de Bouira, Dr Hamid Chachoua, était le premier à prendre la parole pour exposer aux présents les grands axes de son programme électoral, proposant, notamment, la création d’un fonds de solidarité de wilaya pour le dégel de certains projets d’utilité publique, ainsi que la création d’une méga plate-forme qui sera destinée exclusivement à l’exportation des produits agricoles de la wilaya. Dr Chachoua s’est montré très confiant quant aux chances de son parti à l’échelle de la wilaya, en avançant que le FFS pourrait espérer devenir la première force politique de la wilaya, à l’issue des élections du 23 novembre prochain. Pour sa part, le premier secrétaire national du parti, M. Hadj Djilani, a vivement critiqué les réformes économiques menées par le gouvernement et adoptées par la majorité des députés de l’APN, en assurant qu’il «s’agit de réformes antisociales». Pour M. Hadj Djilani, le gouvernement devra, en premier lieu, dévoiler le bilan de ses activités politiques et économiques, avant de se lancer dans un processus de consultation avec la classe politique, pour étudier les possibilités d’une sortie de crise. Une crise qui ne se limite pas uniquement au volet économique, car, à en croire l’intervenant, l’Algérie est confrontée à une «crise multidimensionnelle» depuis 62. Toujours selon M. Hadj Djilani, le pouvoir n’est pas cohérent dans ses décisions économiques : «Le gouvernement adopte une politique dangereuse pour l’économie et pour la cohésion sociale. Il s’agit de simples démarches populistes et vides pour faire croire aux Algériens qu’il n’y a pas de crise, alors que c’est faux, nous vivons dans un crise multiple depuis l’indépendance», a déclaré le responsable du premier parti d’opposition devant une assistance assez nombreuse. Il plaidera, par la suite, pour l’élargissement des prérogatives des maires et l’établissement d’une solidarité locale au sein des assemblées élues. «Notre objectif n’a jamais été de décrocher la gestion d’APC ou d’APW ou même des sièges à l’APN. En participant à ces élections, notre objectif est de faire adhérer les citoyens au projet FFS et de les impliquer dans la construction du consensus national. Nos élus resteront des militants. Ils travailleront pour améliorer le quotidien du citoyen», a-t-il encore ajouté. De son côté, le coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, M. Ali Laskri, n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur le gouvernement en place, en l’accusant «d’être responsable de la fuite des jeunes et des compétences vers l’étranger». Pour M. Laskri, la situation économique dans laquelle se trouve le pays actuellement a poussé les étudiants à s’évader massivement vers la France : «Ce qui s’est passé, la veille du premier novembre aux portes du centre culturel français, est doublement grave. Pour le FFS, il s’agit d’un acte d’humiliation préparé par les Français, qui ont voulu convoquer des milliers d’étudiants la veille du premier novembre, ensuite parce que l’Algérie perd encore ses jeunes et ses futurs cadres, au profit de l’ancienne puissance coloniale, qui continue de bénéficier de ses richesses humaines et naturelles», a-t-il soutenu. Le député de la wilaya de Boumerdès a ajouté aussi que le FFS tient toujours à son programme, pour l’établissement d’un consensus national qui s’inspire, selon-lui, des valeurs du mouvement national et de la plate-forme de la Soummam : «Nous sommes restés fidèles à notre ligne politique authentique. Pour appliquer l’ensemble des chapitres de la plate-forme de la Soummam, il faut aller vers un consensus national et populaire. Nous réclamons toujours l’ouverture des frontières avec les pays du Maghreb ainsi que l’instauration d’une véritable démocratie participative et d’une justice sociale», a souligné le représentant du parti de feu Hocine Aït-Ahmed. Vers la fin de son discours, l’intervenant a appelé les citoyens de la wilaya de Bouira à voter massivement pour les candidats FFS : «Notre objectif n’est pas de gagner les élections! Notre objectif est bien loin de calculs électoralistes, nous voulons reconstruire l’Algérie à travers notre projet. Les citoyens de Bouira doivent opter pour nos listes, car nos élus seront toujours à leur chevet, malgré les nombreuses cabales qui se font pour discréditer nos élus», a-t-il conclu.

Oussama Khitouche