Les «indépendants» en rangs dispersés

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Pour les joutes du 23 novembre prochain, la donne n’est plus la même que les années précédentes. Les candidats indépendants ne partent pas unis cette fois, mais en rangs dispersés. D’autant plus, on y compte pas moins de trois listes, ce qui est en soi, un record dans ce genre d’élections. Au demeurant, le fait marquant est que la liste indépendante de 2012, conduite par le P/APC sortant M. Slimane Ouali, s’est scindée en trois, à savoir que la première garde toujours le même tête-de-liste, alors que la seconde est pilotée par M. Mourad Lounici Ali. Quant à la troisième, elle a choisi comme locomotive M. Moussaoui Mohamed, qui jouit d’une certaine notoriété certaine à travers la localité. Cependant, cette force disloquée des indépendants fait le jeu du plus vieux parti de l’opposition, le FFS, qui avait terminé la course au coude à coude avec la liste indépendante en 2012. Pour se faire, il a choisi un cadre de banque en la personne de M. Rabah Bélaidi pour reconquérir la présidence de l’APC, sans pour autant oublier les autres adversaires, à commencer par le rassemblement pour la culture et la démocratie «RCD». En effet, ce dernier a choisi M. Farid Bouthara, un chef de service à la SNVI, comme tête-de-liste ou encore le FLN qui peut toujours créer des surprises, surtout qu’avec M. Slimane Mihoubi, technicien de la santé à la tête d’une cavalerie disciplinée, la donne est, ainsi, remise en doute. Par ailleurs, la présence du Parti des travailleurs pour la première fois dans la localité, dont la liste est représentée par le retraité M. Ahmed Mihoubi, constitue, en elle-même, un fait inédit, mais sa participation est bien accueillie par les villageois qui ne manquent pas de lui réserver un chaleureux accueil lors de toutes les campagnes de proximités, et ce depuis le début de son lancement. Pour rappel, Frikat avait fait un second tour pour voir M. Ouali Slimane de la seule liste indépendante aux dernières élections locales de 2012, opposé à son rival du FFS M. Arezki Haddadi, accéder au siège de premier magistrat de la localité après avoir obtenu huit voix sur les quinze, alors que son concurrent n’a eu que sept voix.

Essaid Mouas

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