l « Les bénéficiaires n’ont pas de quoi financer leusr logements. C’est une entrave. Nous avons fait des démarches, en vain », nous a expliqué un bénéficiaire qui attend la réunion que devraient tenir les responsables locaux avec les citoyens. Après plusieurs réclamations, le chef de daïra de Tizi Gheniff, accompagné des services concernés : la SUCH et la SLEP a préconisé une rencontre avec les bénéficiaires. D’emblée, ces derniers ont exposé leurs problèmes en présence du P/APC sortant ainsi que de l’actuel. Deux propositions ont été soumises aux présents. « La première consiste à signer un contrat avec des entrepreneurs qui engageront les constructions. Quant à la deuxième ce sont les fournisseurs qui prendront en charge la livraison des matériaux en attendant que les cinquante millions leur soient versés », nous a rapporté un bénéficiaire. Dans leurs interventions, les responsables locaux se portent garants par rapport à l’engagement à prendre. Certes, ces propositions sont considérées comme étant une prise en charge et une volonté de la part des autorités à venir à bout de cette situation, cependant de nombreux bénéficiaires sont toujours sceptiques. D’ailleurs, ils attendent toujours la réponse des députés de l’Assemblée nationale qui leur ont promis de se pencher sur ce problème. « A ce sujet, les députés nous ont répondu qu’il ne s’agissait pas d’une loi. En d’autres termes, il pourrait y avoir une dérogation à ce sujet. Même si le problème n’est pas résolu de manière définitive, les bénéficiaires pensent que leurs doléances ont trouvé tout de même un écho. « La plupart des bénéficiaires sont démunis. Ils n’ont même pas de quoi se nourrir. Ils ne peuvent même pas engager un sou. Or, on leur demande de contribuer à hauteur de 20% du coût du logement avant de bénéficier de la première tranche des 50 millions », nous a précisé à ce propos, un membre du collectif qui s’est déplacé jusqu’à l’hémicycle au boulevard Zirout-Youcef. A M’kira, plus de quatre cent citoyens ont été retenus pour bénéficier de cette aide à l’habitat rural sans compter ceux de la cité de Tamdikt qui attendent toujours la régularisation de leur cité.
A. O.
