Le tunnel long de 6 kilomètres menant de Bordj Mira à Kherrata est mal aéré et mal illuminé. Déjà, juste après le grand pont, il faut réduire sa vitesse car c’est carrément dans un trou noir qu’on s’engage. Malgré l’installation d’extracteurs d’air, ce dernier pollué et polluant est toujours présent en masse importante et diminue la visibilité. Ces gros ventilateurs sont soit en panne soit peu nombreux par rapport au trafic routier et l’air n’est pas dégagé convenablement. En sus de cela, les projecteurs existant sont en nombre très réduit et largement espacés pour ne donner qu’un minimum de clarté dans ce long et grand trou noir. Pour parachever les difficultés à conduire, rencontrées par les usagers de la RN 9 dans ce tunnel, les camionneurs qui ne sont autorisés qu’à descendre par le tunnel en venant de Kherrata et à emprunter les gorges en allant de Bordj Mira, grillent carrément le panneau de signalisation le leur interdisant en faisant les deux sens par le tunnel, créant parfois des chaînes interminables. Le plus grave, c’est qu’ils le font au vu et au su des gendarmes postés en permanence au niveau du carrefour situé à l’entrée de la ville de Bordj Mira. Le respect du code de la route, la gendarmerie peut s’en occuper en interdisant aux poids lourds montant de passer par le tunnel. Mais qui s’occupera de l’entretien de ce dernier pour réduire le nombre d’accidents qui s’y produisent régulièrement.
A. Gana
