Le projet renvoyé aux calendes grecques

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Ayant bénéficié d’une étude technique, le projet de réalisation d’une station d’épuration des eaux usées du Oued Sahel a été renvoyé aux calendes grecques sans aucune explication. En effet, cela fait au moins une dizaine d’années depuis que ce projet fut annoncé en grande pompe, sans pour autant connaître la moindre ébauche. Cette station devait être installée au lieu-dit Tamozonit, à la sortie ouest de la ville de Tazmalt. Étant d’une importance capitale, elle aurait permis de dépolluer l’oued Sahel qui est devenu, ces dernières années, un véritable réceptacle de liquides et de solides. Les eaux de cette rivière, qui n’est pas pérenne, sont glauques et polluées. D’ailleurs, il n’y subsiste aucun animal aquatique comme auparavant, où des poissons, des daurades, des grenouilles, des anguilles et d’autres insectes aquatiques pullulaient dans ses eaux limpides et quelque peu saumâtres. «La nouvelle du projet de réalisation d’une station d’épuration de l’oued Sahel a été reçue avec beaucoup de satisfaction par la population de la commune de Tazmalt, mais, malheureusement, ce projet n’a pas abouti pour des raisons inconnues. S’il avait été réalisé, le Sahel ne serait pas dans la situation critique dans laquelle il se trouve actuellement. En effet, il est devenu un collecteur d’eaux usées, comme celles des ménages et des stations de lavage-auto. J’espère qu’avec la nouvelle équipe à la tête de l’exécutif, ce projet sera relancé pour le bien de l’environnement et de la population», affirme un habitant de Tazmalt. Pour rappel, l’oued Sahel a plusieurs affluents à l’instar de l’oued Tiksiridène qui coule dans la commune de Chorfa à Bouira, Oued Rodha dans la commune de Tazmalt et l’Amarigh dans la commune de Boudjellil.

S. Y.

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