Ath Aïdel Ils ont déja «nettoyé» plusieurs champs – Les voleurs d’olives sévissent

Dans la région d’Ath Aïdel, particulièrement à Seddouk, les oléiculteurs ne savent plus à quel saint se vouer pour que leurs récoltes d’olives, dont les rendements sont déjà très faibles cette année, soient épargnées par les voleurs qui agissent de nuit comme de jour.

«Avant, les voleurs dérobent les récoltes quand les olives arrivent à maturité c’est-à-dire en devenant noires car nos variétés composées essentiellement d’Azéradj et Lemli ne sont bonnes que pour être transformées en huile d’olive. Ces dernières années, même vertes elles sont dérobées. Ces voleurs savent-ils au moins que nos variétés ne sont pas faites pour être transformées en olives de table ? Donc, même ceux qui les achètent sont perdants dans l’affaire car ils auraient du songer à acheter des olives transformables en olives de tables, comme celles de Sig dont les sujets sont gros presque comme l’œuf de perdrix. Je ne m’étonne plus en achetant des olives de conserve de la variété Lemli qui sont de petits sujets. Certains conditionneurs conditionnent, à vrai dire, n’importe quoi», a dit un agriculteur qui lève bien les bras en l’air pour dire : «qu’il ne sait plus comment faire pour préserver sa récolte». Il affirme aussi que ces dernières années, les voleurs d’olives sont nombreux et agissent même en groupe, mais rarement en individuel». Et il poursuit : «L’année passée en interpellant deux voleurs que j’ai trouvés en pleine action de vol dans mon champ, je m’y attendais à ce qu’ils prennent la fuite tout en abandonnant leur butin. Figurez-vous que non seulement ils m’ont sommé de ne pas m’approcher d’eux, mais ils ont tout bonnement pris leurs sacs et s’en allèrent en toute quiétude. Ce n’est qu’après avoir commencé à crier : au voleur ! au voleur ! Qu’ils ont jeté les sacs par terre pour ensuite s’enfuir à toutes enjambées». Un autre agriculteur soutient que la production de cette année est très faible et rares sont les oléiculteurs qui pourront engranger un infime quota de consommation annuelle en huile d’olive et malgré cela, les voleurs trouvent le moyen de rafler le peu d’olives encore restées sur les branches ou tombées à terre. «Dans tout mon champ, il n’y a qu’un seul olivier qui a donné des fruits cette année. Il y a trois jours en lui rendant visite, j’étais vraiment affligé de voir que les voleurs ont tout dérobé.

Pis encore, de crainte d’être surpris, ils ont cassé des branches qu’ils ont emmenées dans un ravin où ils ont extrait les olives», a-t-il expliqué. Donc, à la récolte très faible de cette année s’ajoute les vols d’olives. Les oléiculteurs ne savent ainsi plus où donner de la tête!

L. Beddar