À l’occasion de la célébration des manifestations du 11 décembre 1960, la nouvelle assemblée communale de Tinebdar, en collaboration avec l’ONM et l’ONEC, a rendu, avant-hier, hommage au grand révolutionnaire de la région, Alilat Larbi. Cette cérémonie fut organisée en présence de plusieurs personnalités, à l’image des anciens officiers de l’ALN, Agsous Arab et Djoudi Attoumi, auteurs, faut-il le signaler, de plusieurs ouvrages sur la guerre de libération. L’ancien président de l’APN, Karim Younes, était aussi invité à cette journée, pour rendre hommage au révolutionnaire, Alilat Larbi. Dans une brève déclaration, l’ancien président de l’APN, Karim Younes, a souligné le mérite des hommes et des femmes qui ont encadré les populations et maintenu la flamme de la révolte, à l instar du maquisard, Larbi Alilat, souffrant ces derniers temps d’une longue maladie. «Da Larbi est une personnalité historique qui a été l’un des acteurs décisifs du mouvement politique national et de la guerre de libération. Les générations post-indépendantes ne le connaissent pas assez, faute d’une animation politique et historique dont nous avons aussi une part de responsabilité. J’espère que ce n’est qu’une première initiative qui en appellera d’autres dans le même sens», a déclaré Karim Younes. Yanat Moussa, un ancien condamné à mort, ayant partagé la même cellule avec le moudjahid Alilat Larbi, a, dans un témoignage, rappelé les affres de sa détention durant la guerre de libération. «J’avais à peine 17 ans, lorsque j’ai été arrêté suite à une tentative d’attentat sur des militaires français. Pour mon très jeune âge, on m’a emprisonné dans une cellule avec des femmes. En signe de protestation, j’ai refusé toute nourriture durant 17 jours. Ainsi, on m’a changé de cellule, suite à un courrier de protestation de Da Larbi qui m’a pris sous sa protection durant toute notre incarcération». Pour sa part, Hadjal Mustapha, le nouvel édile de Tinebdar, a souligné qu’à travers cet hommage, son assemblée entend mettre en lumière le passé glorieux des hommes et des femmes de sa commune et de toute la région, pour les faire connaitre aux nouvelles générations. «Notre commune regorge de grandes personnalités et autres compétences dans tous les domaines, il appartient a notre assemblée de les mettre en lumière, les respecter et apprendre de leurs conseils, dans le seul intérêt du développement de notre commune. C’est aussi l’un des objectifs que notre assemblée s’est fixée», a-t-il affirmé. Djoudi Attoumi, dans une rencontre-débat a rappelé l’importance des manifestations du 11 décembre 1960 dans la lutte de libération nationale. Pour rappel, Larbi Alilat est né en 1922. Il a adhéré au Parti du peuple algérien (PPA), alors qu’il avait 17 ans. Il a rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), dès le déclenchement de la Révolution en novembre 1954, dans la région de la Soummam. Arrêté en 1956, il sera placé sous mandat de dépôt, avant d’être libéré en 1960, pour constituer, quelques temps après, le réseau dit «Malik». Il poursuivra son combat jusqu’à l’indépendance du pays.
F. A. B.

