Le lycée de Tizi N’tlata est assis ces derniers jours sur un brasier qui risque d’éclater à tout moment. En effet, les élèves du lycée toutes classes confondues ont tout simplement menacé ce dimanche de descendre dans la rue et occuper la voie publique pour exiger la délocalisation immédiate de la décharge communale sise à proximité de leur établissement scolaire. Tout a commencé lorsque la sonnette invitant les élèves à rejoindre les bancs à 8h du matin, les lycéens ont alors menacé de boycotter les cours en raison des odeurs nauséabondes qui se dégageaient de la décharge en question, une situation insupportable surtout pour les classes les plus proches du site. Il aura fallu, par la suite, attendre l’intervention de la directrice de cet établissement pour calmer les esprits et ramener les élèves à la raison. Il faut dire que les lycéens ont jusque-là respecté toutes les voies hiérarchiques en s’adressant d’abord au premier magistrat de la commune à travers une lettre dans laquelle ils ont crié leur ras-le-bol, face à une situation devenue inextricable. En ce dimanche, les lycéens de Tizi N’tlata voulaient radicaliser leurs mouvement de protestation, en organisant une marche vers la daïra car pour eux, « c’est la seule voie qui leur reste pour se faire entendre… »Ceci dit, cet état de fait dont nous avons déjà fait écho récemment, engendre, faut-il le rappeler, de multiples désagréments pour l’environnement immédiat dans lequel évoluent nos lycéens, en plus du fait que ce genre de dépotoirs incontrôlés deviennent par la force du temps un lieu de rencontre pour toutes sortes d’animaux sauvages. Ils causent de réels problèmes de santé surtout en ces périodes de chaleurs. « Le paradoxe a fait qu’au départ, on a construit le réseau à quelque mètres de là, les élèves y prennent leurs repas quotidiennement, au milieu des odeurs nauséabondes. Ce qui est encore grave, c’est les mille litres de gaz propane stocké à proximité de cette décharge ; le danger est là, c’est au responsables d’agir, nous tirons la sonnette d’alarme », nous a déclaré la directrice du lycée, Mme Madjen. Par ailleurs, le président de l’Assemblée communale, M. Souam et son premier adjoint M. Mokhtari Amar, en visite de travail sur les lieux ont constaté de visu la catastrophe, ils ont indiqué à l’occasion que la délocalisation est imminente : « Nous sommes en train de réfléchir sur les modalités pratiques de la délocalisation. Le choix du terrain qui devra accueillir le nouveau site est fait, il s’agit d’une assiette appartenant à un particulier sur la RN 30. Nous tentons d’accélérer la démarche avec les moyens de bord, dérisoires soient-ils », rappelle M. Souam Hocine. Cependant, l’urgence d’une intervention rapide pour solutionner cet épineux problème devra constituer un facteur déterminant qui amènera les responsables à agir. En attendant, les lycéens de leur part maintiennent leurs positions de marcher vers la daïra et bloquer la voie publique afin de faire valoir leur revendication, au demeurant, légitime. Pour eux ce n’est qu’une question de temps. Nous y reviendrons…
A. Z.
