à Tizi-Ouzou, après l’installation des nouveaux maires, ceux-ci doivent procéder à la constitution de l’exécutif qui les aidera dans la gestion des affaires de la commune durant tout un mandat. Et si la mission est facile pour ceux qui ont pu arracher la majorité absolue, elle s’avère être un véritable casse-tête pour ceux qui n’auront eu qu’une majorité relative. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, plus d’une cinquantaine d’APC se retrouvent dans le second cas de figure. Pourtant, tous les partis politiques se sont dits d’accord sur le principe de ne bloquer aucune assemblée communale. C’est ce que nous a affirmé, hier, le responsable local du FFS, le fédéral Lyes Laguel. «La direction nationale du FFS a donné une instruction à toutes nos sections de n’être la cause d’aucun blocage et de ne faire partie d’aucun bloc constitué à cet effet. Libre à nos élus de faire partie ou pas de l’exécutif, mais nous leur interdisons de bloquer», dira M. Laguel. Sur sa page officielle et à travers ses responsables locaux, le RCD a également mis en garde contre cette pratique et donné des instructions directes à ses élus de ne pas bloquer. De même pour le FLN, dont le député Mohafedh, et non moins chef du groupe parlementaire du parti, Saïd Lakhdari, nous expliquera que le Front est contre le blocage. Idem pour le RND qui, par la voix du député Mokadem, a donné des instructions pour ne bloquer aucune APC où le parti est représenté. Au MPA, c’est aussi une question de principe : «Quand on perd une élection, on laisse les autres travailler. Nous sommes disposés à travailler avec les autres partis pour le développement de nos régions et nous ne bloquerons jamais. Des instructions ont été données dans ce sens», dira le coordinateur Ould Taleb Ali. Néanmoins, et malgré les positions fermes des responsables des partis à propos de cette question, sur le terrain, la situation est tout autre. Plusieurs P/APC sont confrontés à des situations de blocages, dans des communes où les négociations ont échoué dans la formation des exécutifs. Chose qui a incité certaines formations politiques, du moins par décision individuelle de leurs élus, à former des blocs pour faire pression et forcer la main aux P/APC, omettant ainsi l’intérêt général. Interrogés sur cette question, les responsables locaux des partis ne renient pas l’existence de ces cas. Ils se sont néanmoins engagés à régler les situations conflictuelles au niveau des APC concernées, quitte à adopter des mesures disciplinaires contre leurs élus qui ne se conforment pas à la décision de leur tutelle politique. Notons par ailleurs que des alliances ‘’contre-nature’’ se sont formées par-ci par-là en vue de former des exécutifs. Des partis démocrates avec des partis Islamistes, ou encore des alliances entre les deux partis de l’opposition FFS/RCD dans certaines localités. Les responsables des partis sus cité ont justifié cela par «l’indépendance» dont jouissent leurs structures locales et par «le respect des spécificités de chaque région».
K. H.
