Tizi-Ouzou – Grève du Cnapeste – Inquiétude des parents et pression des grévistes

Les professeurs affiliés au Cnapeste de Tizi-Ouzou viennent deboucler leur quatrième semaine de grève.

Celle-ci fut initié suite à un incident survenu à l’intérieur de la direction de l’éducation, lorsqu’ une policière aurait agressé une enseignante du primaire. Depuis le début de ce conflit, les parents d’élèves n’ont cessé d’interpeller les deux parties, à savoir les grévistes d’une part et la tutelle d’autre part, de trouver une issue à ce problème et libérer les élèves, mais en vain. Les parents crient à la prise d’otage de leurs progénitures : « Nous refusons énergiquement que l’avenir de nos enfants soit pris en otage dans un conflit entre la direction de l’éducation et les enseignants». Mais la situation n’a pas bougé d’un iota. Hier matin, des parents d’élèves du lycée Ali Mellah de Draâ El-Mizan se sont proposés pour servir d’intermédiaires entre la direction de l’établissement et les professeurs, mais la tentative n’a pas eu de résultat probant. «Nous sommes inquiets parce que nos enfants ont déjà perdu un mois de cours. Ils n’ont pas encore fait les compositions du premier trimestre. Ils sont fortement perturbés. Nous avons essayé d’ouvrir un dialogue avec les grévistes, mais ils ont catégoriquement rejeté notre sollicitation», pestera un parent d’élève de terminale. Et de poursuivre : «Nous ne savons plus à qui nous adresser. Il est vrai que le droit de grève est reconnu par la constitution, mais que ces enseignants sachent qu’on ne doit pas jouer avec l’avenir des élèves». Notre interlocuteur expliquera : «Ce mouvement ne touche que la wilaya de Tizi-Ouzou. Il faut comprendre par là que le ministère de l’Education ne prendra pas en compte l’élaboration des sujets en fonction de l’assimilation du programme des classes de terminale comme ce fut le cas les années précédentes quand la grève était nationale». Par ailleurs, les parents d’élèves s’inquiètent du fait que «même si la grève était suspendue, il ne serait pas facile de rattraper ce retard. Nos enfants sont complètement démobilisés».

Amar Ouramdane