Le concours organisé par la Direction de l’éducation de la wilaya de Béjaïa pour le ecrutement de 152 fonctionnaires a été qualifié d’«anarchie totale».
Venus des quatre coins de la wilaya, les nerfs des quelque 9 000 postulants ont été mis à rude épreuve. En effet, au premier jour de ce concours, qui s’est étalé sur deux journées, (samedi et dimanche de la semaine dernière), au campus Aboudouaou, la première épreuve n’a été lancée qu’a 10h30 au lieu de 9 heures. Un retard monstre qui a mis en colère les candidats, notamment ceux venant de loin. Pis, dans certaines salles d’examens, les candidats n’ont même pas eu leurs copies pour composer. Aussi, plusieurs postulants n’ont pas trouvé leurs noms sur les tableaux de répartition des candidats. La «cerise sur le gâteau», au grand dam des candidats, a été l’annonce de refaire l’épreuve de la matinée du samedi à cause du manque de copies. «Ce sont eux (organisateurs) qui ont inscrit plus de candidats et après, il y a eu manque de sujets», s’insurge une candidate venue de Tazmalt. Pour sa part, sa camarade dresse un tableau noir de la situation, en soulignant, par ailleurs, l’absence «de transport» pour regagner son domicile. «A pareille période, il fait déjà noir à 17 heures», dispose-t-elle. Et de renchérir : «Ce matin (ndlr samedi), il n’y avait aucune orientation pour trouver nos classes d’examen. Après le retard du lacement de l’épreuve du matin, celle de l’après-midi n’a commencé qu’à 14h45, alors qu’elle était prévue 14 heures. C’est désolant !», conclu-t-elle. Pour Mouloud, venu de Seddouk passer l’examen d’agent administratif, «ce concours, c’est de la bouillabaisse» ironise-t-il. «Vous imaginez la colère et l’angoisse qu’on ressent lorsqu’on est censé être inscrit sur les listes et que l’on ne retrouve pas son nom le jour de l’examen?! », dira à son tour Rosa, venue d’El-Kseur. Cette situation est agrémentée par les énormes bouchons formés sur la route nationale n°9, au niveau du campus d’Aboudaouou. En effet, les candidats aux épreuves écrites du concours d’accès au secteur de l’éducation ont éprouvé d’énormes difficultés à trouver un moyen de transport. Le choix du campus d’Aboudaouou pour le déroulement de cet examen a été «maladroit et pris à la légère» pour bon nombre d’entre eux. «Le choix de certains lycées pour abriter cet examen aurait été plus intelligent du moment que le dépôt et la collecte (décentralisée) des dossiers des postulants fut une réussite», poursuit Rosa. À noter que ce concours a été organisé pour pourvoir 152 postes administratifs, dont des agents d’administration, des agents principaux d’administration, des agents de saisie, des secrétaires, des attachés d’administration et des techniciens supérieurs en informatique.
Rachid Z.

