Bon nombre de villages relevant de la commune d’El-Adjiba, située à 25 km de Bouira, continuent de subir de plein fouet un sous-développement qui ne dit pas son nom. Ce sont respectivement Amalou, Thaghzouth, Hagui, Thamra, Agouillal et la Crête Rouge. Ces bourgades souffrent de l’isolement et de carences multiples touchant aussi bien le volet aménagement urbain que le transport, et même l’alimentation en eau potable et bien d’autres. Les chemins qui mènent vers ces bourgades sont impraticables et le transport de voyageurs y est quasiment inexistant. En outre, il y subsiste encore dans ces contrées ce sempiternel problème qui a trait à la pénurie de l’eau potable sur les réseaux de distribution. Les habitants de ces villages continuent de vivre ce calvaire depuis des années sans qu’aucune solution ne pointe à l’horizon. «Nous souffrons continuellement du manque d’eau, en été comme en hiver, alors que le barrage de Tilesdit est à nos portes», fulmine un habitant de la Crête Rouge. Ainsi, les habitants se rabattent sur le remplissage des citernes à 1000 dinars qui est trouvé comme pis-aller en attendant une éventuelle solution à ce problème qui n’a que trop duré. La population de cette région se sent toujours « abandonnée » surtout les jeunes qui ne pensent qu’à partir sous d’autres cieux plus cléments car dans ces hameaux, le chômage connait des courbes ascendantes. «Ici, soit on ouvre un commerce, on élève un troupeau de bétail ou on travaille comme manœuvre, autrement c’est l’oisiveté totale», déplore un jeune de Thamra. Les infrastructures sportives et les espaces de loisirs y brillent par leur absence dans l’ensemble de ces villages précités. Les habitants de ces contrées espèrent que le nouvel exécutif municipal se rende dans ces patelins afin de constater des carences et par la même prendre les mesures idoines pour les sortir du sous-développement.
Y. S.
