Faute d’espace où déposer les denrées périmées, les brigades concernées n’ont pu en saisir, cette année, qu’une quantité de 693 tonnes, d’une valeur de 182 millions de DA. Ce problème a été posé directement au wali Abderrahmane Madani Fouatih par la directrice du commerce, Mme. Samia Ababsa, hier mardi, à la salle de conférence de la wilaya. Lors d’un séminaire, des experts économiques du secteur concerné, des représentants de la douane, de la gendarmerie et de la police avaient, notamment, soulevé la question des moyens mis en place, pour identifier la nature de la fraude commerciale, comme préalable à son éradication. De nombreux intervenants avaient, alors, plaidé pour une formation continue des éléments des brigades concernées, afin d’éviter d’éventuels dépassements contre les commerçants. Il a été surtout expliqué qu’il est nécessaire d’établir une stricte distinction entre les attributions des différentes structures étatiques dans ce domaine précis. Le wali rappellera, dans cette optique, l’article 03-09 du 25 février 2009, relatif au trafic commerciale, ainsi que la disposition juridique 02-04 du 23 juin 2004, déterminant la relation entre le commerçant et le consommateur. «L’État est toujours présent, pour protéger ce dernier et lutter en permanence contre les pratiques commerciales malsaines et l’évasion du fisc», a-t-il expliqué. Lors du débat, des experts économiques de Béjaïa et de Tizi-Ouzou avaient, notamment, mis l’accent sur l’éclaircissement des lois, permettant de distinguer entre les différentes infractions au code du commerce.
Salim Haddou
