Le village Ighil Naït Ameur est situé à 10 kms du chef-lieu communal d’Ahnif. Le cadre de vie dans cette bourgade d’environs 1500 âmes est loin d’être agréable pour les habitants, en ce sens qu’il y est constaté des carences en tous genres. La liste de ces déficits est longue, néanmoins l’essentiel du lot concerne l’eau potable, le gaz de ville, le transport de voyageurs, la santé, la jeunesse et les loisirs, l’aménagement urbain ainsi que le logement. À l’instar des autres villages de la commune, Ighil Naït Ameur est confronté lui aussi à la crise d’eau potable qui perdure depuis des années. Disposer de l’eau courante dans son foyer est devenu, à s’y méprendre, un luxe dans ce village déshérité. Comme à l’accoutumée, les ménages au niveau de cette localité se rabattent sur l’achat des citernes pour l’alimentation en eau potable au prix de 1000 DA le remplissage, avec une eau dont l’origine reste douteuse, laquelle fait planer les risques de MTH. Concernant le gaz de ville, celui-ci peine à être installé à cause des atermoiements et des travaux qui traînent en longueur. Pour cet hiver, les habitants doivent prendre leur mal en patience car ils ne verront pas allumer leur chauffage au gaz de ville. Pour sa part, le transport de voyageurs accuse des insuffisances flagrantes. Le nombre de transporteurs de voyageurs activant sur la ligne Ighil Naït Ameur-Ahnif se compte sur les doigts d’une main, ce qui est insuffisant pour désenclaver cette localité. Les villageois non véhiculés souffrent énormément de cet état de fait. Le secteur de la santé n’est pas non plus logé en meilleure enseigne puisque l’unique unité de soins dont dispose le village se trouve dans un état de délabrement avancé. Elle est également sous équipée et manquant en personnel médical. Ce qui contraint les habitants à se déplacer jusqu’au chef-lieu ou à M’Chedallah pour les différents soins. Le secteur de la jeunesse et des sports souffre également de manque d’infrastructures comme un stade, des terrains combinés, des aires de jeux pour enfants. Cependant, un projet de réalisation d’un foyer de jeunes a été lancé vers le mois de novembre 2016, lequel traîne toujours en longueur. Le chantier lancé avance à pas de tortue. À peine 40% au maximum sont réalisés depuis plus d’une année. Ce sont quelques 8 millions de dinars qui sont consacrés à ce projet.
Y. Samir
