Si dans les foyers on se prépare à célébrer la nouvelle année, dehors, rien n’indique que nous soyons à l’orée de 2018. Les messages de vœux via SMS ou sur les réseaux sociaux s’échangent déjà depuis quelques jours entre les amis. Mais cette ferveur ne se retrouve nullement en ville ou dans les villages. À quelques jours de la nouvelle année, la ville d’Aïn El Hammam continue sa vie routinière qui la caractérise à longueur d’année (s). Dans les ruelles, rien n’indique que l’année 2017 s’en ira sous peu. Les boutiques aussi fades les unes que les autres ne semblent pas vivre un événement aussi important que le passage à une nouvelle année. Les vitrines surchargées gardent toujours leurs objets dépareillés et poussiéreux qu’on y a mis en présentation, lors de l’ouverture du magasin il y a des lustres. Qualifiés jadis de «bon vivants», les habitants de l’ex-Michelet seraient-ils devenus insensibles aux grands événements ? C’est comme si un vent de tristesse avait soufflé sur la région. Il est donc révolu le temps où une quinzaine de jours avant l’arrivée du nouvel an, on commençait déjà à décorer les devantures avec force couleurs et lumières. Les boutiquiers mettaient beaucoup d’ardeur à fleurir et à illuminer fièrement leurs échoppes qui devaient se distinguer des autres par l’originalité de leur décor. Les «bonne et joyeuse année» de toutes les couleurs ornaient les vitrines éclairées plus que d’habitude pour marquer le changement d’année. Les pâtissiers commençaient à «racoler» la clientèle par des bûches de toutes formes et de différents prix. Leurs locaux prenaient une toute autre allure, et les spots clignotants ne s’éteignaient qu’une fois le nouvel an bien entamé. Ces derniers temps, même si certains continuent à fêter le nouvel an chez eux, le «faste» se limite au gâteau en forme de bûche qu’on achète chez quelques boulangers qui en présentent timidement, comme s’il s’agissait de n’importe quel autre gâteau de pâtisserie, sans aucun attrait.
Nacer B.
