Saharidj – Que d’avaries sur le réseau d'AEP !

L’unique route qui relie le village Aggach au chef-lieu de commune de Saharidj, distante de deux Km, est quasiment impraticable. Cette route revêtue en 1992 en bitume bitumeux, un matériau des plus modernes, est dans un incroyable état de délabrement, et ce, à cause des multiples avaries qui surviennent en permanence sur la conduite du transport d’eau du captage de l’Ainser Averkan (source noire) laquelle alimente une bonne partie de la daïra de M’Chedallah. À chaque fois que survient une avarie sur ce réseau réalisé le long de cette route, l’on se contente de mobiliser une case pour creuser l’asphalte, réparer l’avarie et laisser un trou béant que l’on comble avec de la terre. À l’heure actuelle, ces trous « travaillés » par l’érosion et le tassement prennent la forme de véritables cratères que les usagers peinent à franchir et représentent même un danger pour les véhicules notamment sur le tronçon de 400 mètres du lieu-dit Tizi, qui est une pente à 120°. C’est une lamentable situation qui dure depuis plus de cinq ans, et trouve ainsi son explication dans le bâclage des travaux de réparation de ces avaries qui tiennent à peine quelques semaines pour se manifester de nouveau sans qu’aucune autorité ne fasse le moindre geste pour éliminer ces points noirs par une simple remise en l’état des lieux. Il convient de signaler que ce village de quelques 2 500 habitants est à vocation agricole. Aussi, c’est l’unique voie aménagée qui leur permet de vaquer à leurs occupations dans les champs, notamment en cette période d’oléiculture. Rappelons qu’un projet de réalisation d’une nouvelle conduite entre le réservoir du vieux Saharidj à Tala Larevaa et le brise charge du village Aggach sur 4 Km a été inscrit et retenu depuis plusieurs mois sans que les travaux ne soient lancés pour mettre fin rapidement à cette situation fort pénalisante pour ces villageois.

Oulaid Soualah