Rien ne va plus dans le secteur de la santé. Devant le constat de non prise en charge de leurs revendications, les paramédicaux maintiennent leur mot d’ordre d’une grève de deux jours à partir de demain.
Une action de protestation qui sera suivie par un autre mouvement de grève cyclique de trois jours, et ce à partir du 15 janvier prochain. Le président du syndicat algérien des paramédicaux (SAP), Lounes Ghachi, a confirmé, hier, le maintient de son mouvement de grève prévu pour demain. «Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière nous a invité à une réunion de concertation à la veille de notre mouvement. Nous allons assister aujourd’hui à cette réunion mais nous ne comptons en aucun cas arrêter notre mouvement de grève», a indiqué le président du SAP, avant d’ajouter que «les paramédicaux veulent du concret, ils ne veulent plus attendre encore plus pour voir la concrétisation de leurs doléances». Ce syndicaliste a indiqué que «la tutelle essaye seulement de gagner du temps». Il réitère l’attachement des paramédicaux à leurs revendications, relative à l’application effective des acquis du statut particulier, à savoir «le rattachement de la formation paramédicale à l’enseignement supérieur (formation LMD), le respect du cahier des charges du ministère de Tutelle et le respect des amendements apportés au statut, notamment le volet se rapportant au plan de progression de carrière». Cette entité syndicale réclame également «l’application des bonifications des postes supérieurs, telles que régies par les dispositions du décret exécutif portant promulgation du statut particulier de la corporation paramédicale, la revalorisation des gardes payantes, le règlement définitif des situations des cadres syndicaux sanctionnés abusivement». En outre, le SAP revendique «l’arrêt des persécutions à l’encontre des cadres syndicaux et des paramédicaux à travers tous les établissements de santé publique du pays, qu’exerce en toute impunité l’administration». Ce syndicat déplore, en outre, «le retard accusé dans l’élaboration des arrêtés interministériel (MSPRH-MESRS) malgré les différentes promesses faites à ce sujet depuis trois ans. Il dénonce, également, le blocage délibéré dans l’ouverture du plan des carrières de la corporation paramédicale (ATS, IDE, ISP), AMAR, et sages-femmes. Toutefois, le SAP appelle la corporation paramédicale à une forte mobilisation afin de mettre un terme définitif aux dépassements de certains gestionnaires et concrétiser les acquis.
L. O. CH

