La Nouvelle- Ville de M’chedallah est bien partie depuis un certain temps pour battre tous les records en matière de délinquance et d’insécurité qui fait cloîtrer les paisibles citadins chez eux dès la nuit tombée
Depuis quelques semaines ,des résidents de ces quartiers nous assaillent d’appels téléphoniques particulièrement de nuit pour nous faire part d’actes de délinquance allant même jusqu’à nous faire entendre à l’aide de leurs portables des hurlements inhumains, des voix déformées par l’effet de la drogue, boissons alcoolisées et autres psychotropes.
D’autres citoyens racontent qu’ils ne peuvent plus passer une soirée en famille à cause de toutes sortes d’obscénités vomies à gorges déployées qui composent le seul vocabulaire abject de ces délinquants qui écument ces quartiers sans aucun égard aux familles dont la majorité est issue de milieux ruraux. Nos interlocuteurs localisent les points noirs en matière de délinquance au niveau des 180 logements situés à proximité d’un dépôt de vente de boissons alcoolisées, les anciens hangars appartenant à l’ex-CAPCS, et les hangars de l’abattoir abandonnés aussi sans portes à l’intérieur du marché hebdomadaire. Des riverains nous apprennent qu’il se passe des choses malsaines et immorales dans ces hangars.
Malgré plusieurs arrestations opérées par les services de sécurité dans ces milieux de délinquants, leur nombre s’accroît sans cesse. C’est à croire qu’ils affluent de toutes parts vers la Nouvelle -Ville pour en faire une cité des bas-fonds des grandes métropoles, tous les faits et gestes y sont.
Qu’est ce qui les attirent spécialement vers ces lieux ? Ce n’est qu’en élucidant ce mystère qu’on arriverait à décapiter et maîtriser cette pègre qui donne des cauchemars aux paisibles pères de familles qui ne sont pas seulement inquiets pour leur sécurité mais qui ont peur aussi de voir leurs enfants adolescents entraînés dans cet infernal univers de la drogue sous ses diverses facettes Fait aggravant : les résidents de la Nouvelle -Ville sont des bénéficiaires de logements sociaux issus de divers milieux et régions avec des mentalités différentes, un sérieux handicap qui les empêchent de s’organiser pour défendre leur cité contre cette terrorisante invasion de fléaux sociaux. Un handicap qui serait sans aucun doute surmonté avec le temps, une fois que les résidents auraient fait de plus amples connaissances entre voisins et que la confiance serait installée entre eux, sachant que la majorité sont de nouveau arrivés qui n’ont pas encore le temps d’établir de contacts ou relations avec les autres pour instaurer un climat de bon voisinage et d’entraide pour lutter ensemble contre ces multiples et angoissants fléaux.
En attendant que ces citoyens se découvrent et s’organisent, leur seul souhait qu’ils formulent à l’unisson est que le siége de la BMPG qui est en voie d’achèvement soit rapidement livré pour permettre à ce névralgique corps de sécurité dont l’efficacité de lutte contre ce genre de maux sociaux n’est plus à démontrer, de s’y installer pour prendre rapidement en main ces milieux maffieux qui ne reculent devant aucun acte nuisible et répressible.
Oulaid Soualah

