Tizi-Ouzou – La grève du CNAPESTE amorce sa 7e semaine – Les élèves pris en otages

La grève à laquelle a appelé le CNAPESTE depuis le 20 novembre dernier se poursuit au grand dam des élèves et de leurs parents.

À rappeler que ledit syndicat a appelé les enseignants adhérents au débrayage suite à l’ »agression d’une enseignante » dans l’enceinte de la direction de l’Education par un agent de la police en service. Le syndicat a, du coup, demandé la suspension dudit agent et de deux autres chefs de service au niveau de la même direction. Des chefs de service qui seraient, selon la version du CNAPESTE, témoins de l’agression. Depuis, le bras de fer entre la direction de l’Education et le CNAPESTE a été enclenché. Cependant, le grand perdant dans cette affaire est sans aucun doute les élèves, qui voient, ainsi, se profiler un peu plus chaque jour le spectre de l’année blanche. À signaler que la direction de l’Education avait porté l’affaire devant la Chambre administrative qui a tranché sur l’illégitimité de la grève. Au lieu de reprendre le travail, les enseignants descendent dans la rue pour crier l’injustice dont ils se disent être victimes. Entre temps, le ministère concerné a dépêché une commission d’enquête pour tirer l’affaire au clair. Hélas, aucune issue n’a été trouvée. Des ponctions sur les salaires des enseignants grévistes ont été même décidées, sans que cela ne change quoi que ce soit à la situation. Pendant ce temps, les élèves perdent des heures de cours qu’il faudrait récupérer. L’intervention du wali et celle du P/APW n’ont pas suffi à mettre fin au conflit. Les lycées sont pour la majorité paralysés, les collèges très perturbés et les écoles primaires ont, elles aussi, connu des perturbations mais à un degré moindre puisque le CNAPESTE n’est pas assez représenté au niveau de ce cycle. Les élèves inquiétés sortent dans la rue avec leurs parents pour réclamer la reprise des cours, mais en vain. Durant les vacances d’hiver, les parents et leurs enfants ont nourri l’espoir du dénouement de la crise, encore une déception puisqu’au retour, les enseignants maintiennent leur mouvement de grève. Hier, le directeur de l’Education s’est réuni avec les parents d’élèves pour trouver une issue à la protestation qui, faut-il le signaler, prend en otage les apprenants et compromet leur scolarité. Le spectre de l’année blanche commence à pointer dans les esprits des élèves et de leurs parents. Il est recommandé de prendre les mesures efficientes pour la reprise des cours et faire le nécessaire pour récupérer les heures de cours perdues dans les meilleurs délais.

Hocine T.