Il n’échappe à personne de passage par la RN68 entre Draâ El-Mizan et Tizi-Gheniff de remarquer toutes ces voitures garées sur les abords de la route devant le vendeur de poulets. Les automobilistes sont attirés par une grande pancarte « Poulet à 230 dinars ». D’ailleurs, en une semaine, son prix a baissé de trente dinars. «Par rapport à Yennayer, il y a quarante dinars de moins. C’est quand même important. De plus, le poulet est vif et il est frais. La volaille est déplumée et vidée par le vendeur selon les normes, ce qui me satisfait amplement», dira un automobiliste qui s’est arrêté pour s’approvisionner. Quant au vendeur, il expliquera cette baisse par l’offre qui dépasse la demande. «Durant Yennayer, son prix a été augmenté parce que nos fournisseurs ont réduit quelque peu les quantités, et aussi, il y avait une demande accrue. Quand les éleveurs baissent les prix, nous faisons de même». La baisse du prix est aussi expliquée par le fait que les éleveurs comptent écouler leur « marchandise » afin de les remplir avant le mois de Ramadhan prochain. «Certains éleveurs n’ont pas de place dans leurs poulaillers, il faudrait les vider pour préparer les futurs élevages», constate un autre vendeur. En revanche, le prix du plateau d’œufs n’a subi aucune baisse. Il est cédé entre 350 et 380 dinars. Cela s’explique par le manque de producteurs. «Pour les œufs, ce sont des périodes. Généralement, leur prix baisse entre le mois d’avril et le mois de juin. Et après c’est la flambée. En période estivale, ils sont trop demandés bien que les conditions de conditionnement ne sont pas bonnes, ils coûtent souvent chers en période de fêtes (ramadhan, fête de l’Aid El Fitr, fêtes familiales) où leur utilisation augmente», expliquera un gérant d’une supérette.
Amar Ouramdane
