GARDE COMMUNALE – Permanence nationale – Le président de l'APN interpellé

Le problème des revendications de la garde communale a été, une fois de plus, soulevé par la permanence nationale de la garde nationale issue du congrès de février 2016.

En effet, les représentants de ce corps, venus de Bordj Bou-Arreridj, Tizi-Ouzou, Guelma, M’Sila, Skikda, Oran, Mascara, Ain Temouchent, Djelfa, Bouira, Relizane, Tlemcen et de Mila, se sont réunis à M’Sila. Selon le PV de réunion, le débat a tourné autour de quatre points essentiels. Il s’agit, en premier lieu, de chercher des solutions en mesure de mettre un terme aux informations colportées ici et là par des parties dont l’objectif est de créer la zizanie dans les rangs de ce corps à des fins personnelles. Puis, ce fut la décision d’ester en justice le journaliste du quotidien Ennahar qui a rapporté dans son numéro 3133 du 6 janvier dernier que 70 000 «Chambit» retraités bénéficieront d’une augmentation de 4 000 dinars par mois. «Nous exigerons des excuses de ce journal pour nous avoir traités de ‘Chambit’, un nom avec lequel on désigne un gardien de champs (péjorativement un chien). Or, nous avions défendu notre patrie d’effondrement et nous avions sauvegardé les institutions de l’État, les personnes et leurs biens. Nous demanderons, aussi, à ce journal de nous donner des explications au sujet de cette augmentation de 4 000 dinars. Nous connaissons le journal Ennahar comme étant un quotidien d’information et non un journal officiel. D’où détient-il cette information ?» lit-on dans le document en notre possession. En outre, les rédacteurs du PV destiné à l’intention du président de l’APN, dont des copies ont été transmises au ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, ainsi qu’au Premier ministre et le wali de M’Sila, déposeront une plainte en justice à l’encontre du premier responsable de la coordination nationale de la garde communale pour ses déclarations à l’occasion de sa rencontre officielle avec le ministre de l’Intérieur faite l’an dernier, où il a déclaré que le salaire du garde communal «serait relevé à 42 000 dinars par mois. » Toujours dans le même écrit, les représentants de la permanence nationale ont débattu le dossier de la garde communale afin de trouver les voies et moyens à mettre en œuvre, afin de faire échouer toutes les tentatives de certaines parties malintentionnées qui s’immiscent dans ce sujet tout juste pour des calculs politiciens. En dernier lieu, ils souhaitent la création d’une académie qui se penchera sur ce dossier, en lui créant un statut définitif dans le cadre de la charte de la paix et de la réconciliation nationale et ce par l’APN, afin de résoudre une fois pour toutes ce dossier. Il faut noter que cette réunion a été sanctionnée par une déclaration dans laquelle ils interpellent le premier responsable de l’APN à se pencher sérieusement sur ce problème avant de passer à l’action, en organisant une protestation nationale au niveau d’Alger dans les prochains jours. «La permanence nationale de la coordination de la garde communale n’est sous aucune chapelle politique ni syndicale ni encore moins sous un forum de chefs d’entreprises, mais elle a pour objectif seulement de défendre les droits de ce corps et elle tient à les arracher», soulignent-ils dans la dite déclaration. Ils rappellent dans cette déclaration que la garde communale est un corps constitué dont les missions étaient de défendre la nation contre le terrorisme, de veiller à l’ordre public, de défendre les biens et les personnes durant la décennie noire en sacrifiant 4 776 martyrs laissant derrière eux 4 120 veuves, plus de 9 000 orphelins, 17 000 invalides, 90 suicides dus au stress (psychologique, social et matériel), 50 000 malades chroniques, 27 000 radiés injustement et 67 000 retraités dont la pension est symbolique.

Amar Ouramdane