Le coordinateur du Comité intersectoriel en charge du dossier des médecins résidents, Pr. Salah Eddine Bendib, a indiqué, hier à Alger, que les discussions avec les grévistes se poursuivront dans les jours à venir.
«La majorité de leurs revendications légitimes ont trouvé un début de solution. Nous irons jusqu’au bout. On leur a promis des actions concrètes, écrites et transmises», a affirmé Pr. Bendib, lors de son intervention sur les ondes de la chaine III de la radio nationale. Les revendications prises en charge sont liées, entre autres, au regroupement familial, le logement de fonction, la formation et l’amélioration des conditions de travail et de sécurité. Pour ce qui est de la problématique du service civil, Pr. Bendib a noté qu’elle est liée à deux facteurs, à savoir l’enlèvement du caractère obligatoire du service civil, sans pour autant délaisser les populations des zones des hauts plateaux et du Nord, «ce qui nécessite un diagnostic précis». «Ce service existe depuis plusieurs années; ce n’est pas possible de l’enlever du jour au lendemain, mais on peut le réformer, en allant progressivement», a-t-il précisé. Selon Pr. Bendib, il n’y aurait plus, désormais, d’affectations dans ces zones démunies d’un plateau technique fonctionnel et de prise en charge des patients. «Cette mesure avait été validée par la Commission nationale d’affectation, de recours et de suivi des médecins mobilisés pour le service civil». Il a souligné également l’importance de mettre en place des réseaux de prise en charge sanitaire entre le Nord, l’intérieur et le Sud du pays, et d’organiser une hiérarchisation des soins, en mettant à contribution les médecins privés. «Est-il possible que les médecins grévistes se trouvent face au spectre d’une année blanche?», s’interroge-t-on. Pr. Bendib répondra : «Ce sont des fonctionnaires, mais ce sont aussi des étudiants en post-graduation. Il y a un moment où on peut se rattraper, mais après un certain moment, je pense que le rattrapage est pratiquement impossible».
Samira Saïdj

