En plus des sites touristiques situées sur le relief montagneux du Djurdjura, à l’image de la station climatique de Tikjda dans la commune d’El-Esnam et des cols de Tala Rana dans la commune de Saharidj et de celui d’Aïn-Zebda dans la commune d’Aghbalou, la wilaya de Bouira dispose d’un autre site de montagne qui regorge d’importantes potentialités économiques susceptibles d’accueillir une grande activité touristique. Il s’agit du col de Dirah, perché à plus de 1600 mètres d’altitude. Cette zone montagneuse relevant de la commune de Dirah, à l’extrême sud de la wilaya de Bouira, est connue pour la beauté de ses paysages naturels et son rude climat, particulièrement durant la saison hivernale où les chutes de neige sont fréquentes et les couches de poudreuse abondantes. Accessible via la RN8 qui relie la wilaya de M’Sila à la capitale, cette zone montagneuse était jadis connue pour son beau tissu végétal et son imposante forêt, en plus ses pistes escarpées qui servaient à l’organisation de randonnées pédestres jusqu’au sommet de la montagne de Dirah. Un sommet vertigineux qui domine tous les hauts-plateaux de la région Sour El-Ghozlane, et qui offre aux visiteurs et des amoureux de la nature de beaux paysages à couper le souffle. Malheureusement, ces potentialités touristiques et économiques n’ont jamais été convenablement exploitées pour la création d’une activité touristique dans cette région. Malgré les nombreux engagements des responsables locaux et de la direction du tourisme de la wilaya pour la création d’une ZET (zone d’expansion touristique) à Dirah, rien de concret n’a été fait. L’étude réalisée en 2016 pour la création de la ZET n’a pas été validée par le ministère du Tourisme, et depuis, aucune nouvelle étude n’a été entreprise. La région de Dirah et particulièrement le chef-lieu communal, manque cruellement des infrastructures d’accueil et de tourisme et rares sont les touristes qui la visitent. Les citoyens de cette localité restent très attachés au projet de création d’une ZET qui demeure l’unique espoir pour faire sortir ce site touristique de l’anonymat et créer de la richesse et de l’emploi dans cette commune désertée.
Massinissa A.

