L’école primaire Boukrif Hocine de la localité de Zouzamen est l'un des plus récents établissements scolaires de la commune de M'Chedallah.
L’école a été réalisée en 1999, mais elle affiche des dégradations qui donnent des sueurs froides. Mis en service il y a 20 ans, cet établissement du premier cycle n’a depuis bénéficié d’aucune opération d’entretien, d’où une dégradation effrénée et généralisée au point où une partie de l’infrastructure menace carrément ruine à l’heure actuelle, notamment la cantine et les vestiaires. Ces derniers affichent d’effroyables fissures sur les murs porteurs et son ossature, et ce en raison d’affaissements et mouvement du sol. Devant ces inquiétants délabrements, l’APC de M’Chedallah a sollicité, en 2014, les services du CTC de l’Hussein Dey (Alger) pour une expertise technique. Cet organisme a aussitôt dépêché une équipe sur les lieux pour procéder à un constat préliminaire pour ensuite orienter l’APC vers l’antenne CTC de Bouira, sans pour autant se prononcer sur la suite à donner à ce jour, selon une source proche des services techniques de la commune de M’Chedallah. Et par mesure de sécurité, le réfectoire de la cantine a été fermé depuis 2015 pour être recasé provisoirement dans une classe. Mais la partie réservée à la cuisine est toujours utilisée par le personnel qui travaille la peur au ventre, en redoutant à tout moment de recevoir un pan de mur ou de plafond sur la tête. La moitié des vestiaires qui ont subi le même sort est aussi fermé. Ces inquiétantes détériorations ne s’arrêtent pas là puisque l’étanchéité du bloc pédagogique a aussi pris un coup d’usure qui s’est résulté par d’importantes infiltrations des eaux de pluie à la moindre averse. À souligner également que de fréquents courts-circuits se produisent sur l’installation électrique. Le carrelage des classes, dégradé lui aussi, est à l’origine de fréquentes chutes des élèves qui se résultent par des blessures, selon une source proche de l’établissement. Abordé à ce sujet, le nouveau président de l’APC de M’Chedallah dira que «c’est un cas où l’on ne pourrait rien faire sans un résultat de l’expertise du CTC qui doit ordonner soit la démolition, soit une opération de restauration. » Notons, enfin, que cet établissement assure pas moins de 130 places pédagogiques réparties sur six classes, alors que la septième est aménagée en cantine. Sur le volet effectif, l’on déplore le manque de personnel d’entretiens et de gardiennage réduit à un seul agent. Un autre manque est relevé au niveau des cantines avec seulement deux agents recrutés dans le programme du filet social (DAIS).
Oulaid Soualah

