«Les élèves ne peuvent payer la surenchère syndicale»

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Devant la persistance de la grève illimitée du Cnapeste et l’inquiétude grandissante des parents d’élèves, la ministre de l’Éducation nationale a tenté, jeudi dernier, de rassurer les élèves, pris en otage par cette action. Dans un message adressé aux élèves et leurs parents, à travers les réseaux sociaux en réaction à la grève illimitée du Cnapeste déclenchée le 30 janvier dernier, la ministre de tutelle a tenu à rassurer que «toutes les mesures sont prises pour garantir leur droit constitutionnel à l’enseignement». Mme. Nouria Benghabrit estime que «les élèves ne peuvent payer le prix d’une surenchère syndicale qui fait fi des lois de la République». Rassurant par la même occasion les parents, elle a estimé que «malgré les dangers qui pèsent sur l’école publique gratuite, ainsi que les grèves longues et à répétition, nous saurons tout mettre en œuvre pour garantir la continuité des apprentissages et défendre les intérêts de nos enfants». Tout en exprimant également sa sensibilité quant à la situation stressante que les élèves ont eu à subir, Mme. Benghabrit a souligné que son département a déployé «tous les efforts possibles, pour éviter aux élèves de vivre une telle situation». Elle a, à cet effet, rappelé «les séries de rencontres marathoniennes, jusqu’à des heures tardives de la journée, avec les syndicats du secteur, dont le CNAPESTE rencontré dans le cadre de réunions bilatérales et groupées». «Jusqu’à la veille du déclenchement de la grève illimitée, j’ai personnellement rencontré le coordinateur du CNAPESTE avec quelques membres du bureau national, pour les dissuader de recourir à cette action extrême, en vain», a-t-elle indiqué. «J’ai conscience que vous êtes doublement pénalisés. Vous n’avez pas eu cours pendant un certain temps et vous accumulez des retards, alors que vos camarades qui ont les moyens suivent des cours particuliers», se désole la ministre. Elle ajoute : «L’existence des lois de la République obligent la garantie d’une scolarité apaisée». S’adressant, par ailleurs, aux fonctionnaires du ministère de l’Éducation, Mme. Benghabrit explique que son département ministériel consent des efforts, pour résoudre les problèmes socioprofessionnels qui peuvent améliorer les conditions de travail et leurs compétences professionnelles, une étape qu’elle a qualifiée d’essentielle pour aller vers une école de qualité. Elle affirme, en outre, que «la situation actuelle apprend au ministère l’urgence de cibler, dans la formation continue mais également dans la formation initiale des ENS».

L.O.CH

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