Les communaux sont passés à l’action encore une fois. Ils ont entamé, hier, leur mouvement de grève nationale, pour pousser le département de Bedoui à donner une suite favorable à leurs revendications. La fédération nationale du secteur des communes (FNSC) a, ainsi, tenu son mot d’ordre d’une grève de trois jours, à l’échelle nationale, décidée à faire aboutir sa plate-forme de revendications. «Au premier jour de la grève, les communaux adhérents à notre syndicat ont répondu massivement à l’appel de la grève. On a enregistré un taux de suivi de 75% au niveau national», affirme Nacer Amine, membre du bureau national dudit syndicat, affilié au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP). Il a précisé que ce débrayage a été suivi à hauteur de 65% à Tizi-Ouzou, 80% à Bejaïa et 35% à Bouira. Il a dénoncé, cependant, «la fermeture des portes du dialogue par les autorités concernées, afin de trouver des solutions aux doléances de cette frange de travailleurs». L’interlocuteur a, néanmoins, souligné la «détermination» de ses collègues à continuer le chemin de la protesta pour se faire entendre et porter haut et fort leurs réclamations : «On ne va pas lâcher du lest jusqu’à satisfaction des revendications», a-t-il lancé. A rappeler que la ladite organisation syndicale dénonce la «précarité de l’emploi qui s’installe de plus en plus dans les communes, par le recours abusif au recrutement dans le cadre du pré-emploi». A retenir que le syndicat en question a organisé, depuis 2016, plusieurs actions de protestation et des grèves cycliques au niveau national. Les grévistes réclament, essentiellement, la révision des primes en vue d’une augmentation à 20 000 DA de l’allocation familiale et de l’indemnité de la femme au foyer à 8 000 DA, l’application de l’indemnité des agents de l’état civil à compter du 1er janvier 2008, la refonte du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers de tous les corps des communes, l’intégration des contractuels et l’élargissement de la prime de souveraineté au secteur des communes.
Samira Saïdj
