La salle de conférences de la Direction des services agricoles de Béjaïa a abrité, avant-hier, une journée d’information et de formation, sur l’itinéraire technique des cultures maraîchères, au profit des agriculteurs de la wilaya.
Cette manifestation scientifique, selon la DSA, entre dans le cadre du programme de renforcement des capacités humaines et d’appui technique (PRCHAT), mis en œuvre par l’Etat, pour la mise en œuvre du renouveau agricole et rural. Les conférenciers ayant pris la parole durant cette journée de formation, encadrée par l’Institut technique des cultures maraîchères et industrielles des Issers (Boumerdès) et la Station régionale de protection des végétaux de Draâ Ben Khedda, ont exposé aux agriculteurs de la wilaya de Béjaïa présents les itinéraires techniques des cultures maraîchères (comme l’ail, l’oignon, la tomate, le poivron et le piment), et la protection phytosanitaire de la tomate sous serre dans le but d’améliorer la qualité et la quantité des récoltes. Les différents intervenants à cette journée de formation ont insisté sur l’importance de «l’application stricte et vigoureuse des itinéraires techniques» pour réaliser de belles performances. L’appui scientifique et technique aux agriculteurs, explique-t-on, est indispensable pour optimiser les productions. En tête des techniques modernes exposées aux maraichers pour améliorer leurs récoltes de légumes : la lutte intégrée. Il s’agit, selon l’un des conférenciers, de «la combinaison de plusieurs méthodes de lutte dans le but de limiter le développement des bio agresseurs des cultures, afin qu’ils ne provoquent pas de dégâts économiques, et ce, d’une façon durable et respectueuse de l’environnement». Parmi ces méthodes, l’on a mis l’accent notamment sur la prophylaxie (lutte génétique), la lutte chimique raisonnée, la lutte biologique, la lutte biotechnique et la lutte physique. La modernisation de l’appareil productif s’inscrit dans le cadre global du lancement de la politique du renouveau agricole et rural, dans un contexte marqué par la chute des prix du pétrole et la baisse des revenus de l’Etat, pour assurer la sécurité alimentaire, considérée par le ministère de l’Agriculture comme «un gage de souveraineté nationale et de cohésion sociale».
B. S.

