Beaucoup reste à faire au village Ighzer Oumeziab, situé à 7 km du chef-lieu communal d’Ahnif. En effet, ce village isolé manque de presque tout. La route qui le dessert se trouve dans un état de délabrement avancé. Cela fait des années que ce chemin n’a pas été réhabilité, au grand dam des habitants, notamment les automobilistes. A côté de cela, il y a des manques flagrants en aménagement urbain. Le village enregistre des insuffisances réelles en assainissement. Tout compte fait, ce sont les fosses septiques, qui accumulent des eaux usées déversées par les habitations, dont se servent les villageois. Les ravins sont aussi transformés en collecteurs des eaux des ménages, provoquant ainsi la pollution de l’environnement immédiat. Cela sans évoquer les risques des MTH (maladies à transmission hydrique) qui planent sur les habitants. Autre point: la carence constatée en éclairage public dans certains endroits du village, plongeant dans le noir des quartiers entiers. Ce village, qui a payé un lourd tribut à la guerre de libération nationale, avec 21 martyrs, enregistre aussi des manques en eau potable : «C’est un problème qui perdure depuis des lustres sans connaître son épilogue. Nous sommes vraiment épuisés par ce manque d’eau potable sur les réseaux de distribution», déplore l’un des villageois. Le transport de voyageurs y est aussi quasi-inexistant, laissant les habitants déshérités dans le désarroi : «Aucun fourgon ne dessert notre village. Le transport de voyageurs devient un vrai casse-tête pour les habitants non véhiculés. Il faudra faire de l’auto-stop pour pouvoir sortir du village et rallier sa destination voulue», regrette un autre villageois. Pour sa part, la structure de l’école primaire du village s’est dégradée, dernièrement, et a besoin de travaux de réhabilitation, assure-t-on localement. Outre les déficits précités, le chemin qui mène vers cette école n’est pas logé à meilleure enseigne non plus : boueux à la tombée de la pluie et poussiéreux lorsque le temps est sec. Les élèves qui fréquentent cet établissement doivent chausser carrément des bottes de pluie pour rejoindre leur école !
Y Samir.
