AïT SMAÏL – Elle sera la première dans la région – Une association féminine en création

Jusque-là l’activité associative féminine est en déclin à Ait-Smaïl, une commune située à environ 65 kilomètres au sud-est de Béjaïa. Tous les problèmes sociaux et tous les tabous ont fait que les femmes de cette contrée n’ont pas osé auparavant faire valoir leurs capacités et exprimer ainsi leur désir de changer les choses. Cependant, il semble qu’elles ont décidé de s’organiser autour d’un projet prometteur, se résumant à mettre sur pied la première association des femmes d’Ait-Smaïl. En effet, dans l’optique de voir clair quant à ce projet qui se dessine de plus en plus, les cofondatrices de cette future association ont fait une réunion de travail, dimanche dernier, au niveau de la salle de réunion de la mairie, afin de débattre sur la prochaine procédure qui verra l’association naitre, et de fixer, par la même, les objectifs principaux à concrétiser au fur et à mesure. Rappelons que le nouveau P/APC d’Ait-Smaïl, M. Sadek Rebai, a toujours été derrière cette équipe qui compte apporter un plus au secteur associatif local. D’ailleurs, tel qu’il l’avait souligné lors de sa dernière compagne électorale, il compte bien aider la femme d’Ait-Smaïl à rejoindre en masse le mouvement associatif. Selon les initiatrices de ce projet, en plus de veiller à la sauvegarde du patrimoine local, l’association en question sera à caractère scientifique et portera un intérêt particulier sur les enfants, en leur organisant des activités diverses, comme, entre autres, des cours de soutien, des programmes d’apprentissage de la langue maternelle et des langues étrangères, des formations en leadership, en teamwork, public speaking, en design, etc. Il est attendu également que l’association, qui portera comme nom « Amzur », mette la lumière sur la femme d’Ait-Smaïl pour voir cette valeur ajoutée, tant occultée. «On vise à investir dans la nouvelle génération pour un avenir meilleur. Nous sommes vraiment optimistes quant à ce que cette association pourra apporter à notre société», dira l’une des initiatrices.

M. K.