Des habitants du village d’El Kelâa, situé à 25 km du chef-lieu d’Ighil Ali, se plaignent de leur quotidien caractérisé par nombre de carences, et ce, depuis des lustres. Perché sur un rocher à près de 1 200 mètres d’altitude, El Kelâa, autrefois capitale du rayonnant royaume des Ath Abbas, est assujetti à un isolement qui ne dit pas son nom. Les dernières intempéries, accompagnées de chutes de neige, ont mis dans tous leurs états les villageois, bloqués dans leur village pendant plusieurs jours à cause de la neige, mais aussi des multiples éboulements qui se sont produits sur le chemin qui mène à la bourgade. Ce dernier connaît, que ce soit durant les intempéries ou les temps secs, des chutes de grosses pierres et des éboulements qui obstruent le passage aux véhicules. Les villageois se voient, dès lors, contraints d’emprunter à pied tout le trajet, long de 8 km, qui sépare leur village de la RN106 où il y a le transport. Entre-temps, les Kelaâouis s’unissent pour désobstruer leur chemin des amas de pierres tombées avec fracas sur la chaussée. La tâche s’avère toujours difficile et surtout périlleuse, car le chemin en question est comme suspendu entre terre et ciel, car taillé à même les falaises qui le longent. Il date du 19e siècle. Et c’est le génie militaire français qui l’a ouvert. Un projet de déviation de ce chemin a été claironné, il y a de cela 3 années, sans pour autant voir le jour. L’étude technique devait être confiée à un bureau d’étude français pour remédier à cette situation, mais, depuis, aucune suite n’a été donnée à ce soi-disant projet ! Dans la foulée, il est à déplorer également l’état déliquescent dans lequel se trouve l’école primaire du village, dont l’étanchéité est aussi en pleine dégradation. Des morceaux de tuiles tombent aussi par moments, alors que l’intérieur des salles de classe est inondé à chaque intempérie. La neige et la pluie ont fini par dégrader cet établissement scolaire qui a besoin urgemment de travaux de réhabilitation, estime-t-on. A côté de ces problèmes, le manque d’assainissement, l’eau potable, le délabrement des accès internes, l’éclairage public défaillant, le manque de ramassage des ordures ménagères et l’absence du gaz de ville sont à déplorer.
Syphax Y.
