Outre les inondations et enneigements ayant entraîné des coupures de routes, les intempéries de la semaine dernière ont engendré des glissements de terrains qui menacent, à ce jour, des habitations. C’est le cas à Tizi N’Berber, plus exactement à Agni Irouel à proximité de la bifurcation menant au village de Tiboualamine, où un important glissement de terrain, accompagné de chute de rochers, survenu le 21 mars dernier, a forcé les propriétaires de la maison située juste en dessous de ce danger à aller trouver refuge ailleurs dans un ancien taudis familial de trois pièces dans lequel logent, désormais, une quinzaine de personnes. Devant cette situation, ces victimes ont sollicité l’assistance des services de l’APC de la localité qui, par la voix du vice-président, ont promis d’attribuer à titre provisoire le logement d’astreinte de l’ex-unité de soin de la localité voisine d’Ighil Merzouk. C’est depuis le 31 août 2015 que les concernés ont commencé à tirer la sonnette d’alarme, en attirant l’attention du maire sur le danger imminent auquel sont exposées leurs habitations en cas d’intempéries. En janvier 2017, ils s’en remettent au wali en introduisant un recours auprès de ses services dans lequel ils dénoncent la légèreté avec laquelle le problème a été pris en main. L’intervention des services municipaux se limitait, soulignent-ils, au déblaiement de la route pour permettre aux véhicules de passer, alors que le monticule abrupt menaçant est «chargé de rochers saillants qui risquent de se détacher à tout moment pour entraîner dans leur chute l’anéantissement de leur maison». Un trimestre avant le glissement du 21 mars dernier, soit le 24 décembre 2017, une autre correspondance a été adressée au président de l’APC de Tizi N’Berber. Selon un des plaignants, ce serait «les malfaçons dans les travaux d’assainissement et d’un petit ouvrage en forme de gué au niveau du village d’Imdane, situé de l’autre côté du versant de ce monticule, qui auraient provoqué, par l’infiltration des eaux usées et de pluie au niveau de cette montagne qui a fragilisé les rochers, cette série d’éboulements accompagnés de chutes de rochers».
A. Gana
