TAMOKRA – Les travaux à l’arrêt depuis 15 mois – Le projet du gaz aux oubliettes ?

Cela fait plus de 15 mois que le projet de raccordement de la commune de Tamokra au réseau du gaz naturel n’avance plus.

«Nous n’avons jamais cessé d’interpeller, aussi bien les services de la wilaya que ceux de la SDE sur l’urgente nécessité de relancer les travaux et achever le projet», dira en substance un élus de la commune. Les membres de l’exécutif communal sortant affirment avoir interpellés toutes les parties concernées par ce projet, et que «des assurances nous ont été données quant à la prise en compte de notre requête, mais aucune suite n’a été constatée à ce jour», soutient un élu de l’ancienne assemblée communale. Entre-temps, une nouvelle assemblée a pris les rênes de la collectivité, mais le statu quo est toujours de rigueur. «Ce projet de gaz figure parmi nos priorités majeures. C’est un acquis historique. Néanmoins, on ne devrait pas pénaliser la population au motif que les entreprises en charge des travaux ne sont pas régularisées», clame un membre du staff communal, déplorant que la foison de promesses faites par les autorités de wilaya ne sont pas suivies d’effet. Le responsable de l’APC informe que si le réseau de distribution est achevé à hauteur de 75%, le poste de détente n’est toujours pas réalisé. Il en va de même pour la conduite de transport. «Il est prévu de nous raccorder au gaz à partir d’Ilmain dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, sur un linéaire de près de 10 km», informe notre source, précisant qu’aucune échéance n’est encore arrêtée pour le lancement du projet. La population locale qui se voyait si proche de s’approprier cette commodité tant fantasmée, en est réduite à se morfondre et à languir dans l’incertitude. «Le projet a soulevé un espoir fou chez les villageois. Mais au fur et à mesure que le temps passait, et ne voyant rien venir, les esprits sont gagnés par l’angoisse de voir ce projet définitivement abandonné», souligne un citoyen du village Bicher. «Je pense que ce fichu projet est voué à l’avortement. Avec la crise qui affecte le budget de l’Etat, il y a fort à craindre qu’il soit rangé aux oubliettes», lâche sur une pointe de scepticisme, un autre habitant de Tamokra.

N. Maouche