Une assiette de terrain «coincée» entre le siège de la daïra de Chemini et le commissariat de police vient d’être récupérée par l’APC. Ce bout de terrain a été longtemps «squatté» par ledit commissariat où étaient stationnés des véhicules, ce qui n’a pas été du goût de l’exécutif communal qui a décidé de prendre le taureau par les cornes et récupérer son bien qui va servir d’assiette pour une future aire de stationnement. Cependant, le chef de sûreté conteste cette décision au motif que l’aménagement d’une aire de stationnement jouxtant son commissariat peut «constituer un danger potentiel» à leur sécurité. Un argument réfuté par le premier magistrat de la commune de Chemini qui estime que «du point de vue juridique, la loi ne prévoit pas de périmètre de sécurité entre une aire de stationnement et un commissariat de police. À défaut d’une loi, l’APC a pris la décision de maintenir son projet contre vents et marées». Pour rappel, le chef-lieu de la commune de Chemini ne dispose guère d’une aire de stationnement digne de ce nom. Et pourtant, le nombre de minibus desservant le chef-lieu communal à Sidi-Aïch dépasse les 50. «L’aménagement d’une aire de stationnement est un vœu pieux que nous attendons comme un messie. Cela va forcément améliorer les conditions d’exercice de notre profession», souligne un chauffeur de minibus. Avec une forte population qui avoisine les 16 000 âmes, Chemini se doit d’avoir une aire de stationnement pouvant alléger, un tant soit peu, les désagréments causés aux usagers. L’exiguïté du lieu où sont stationnés des dizaines de fourgons, à savoir le long de la chaussée entre le lycée mixte et le commissariat de police, renvoie souvent les transporteurs à stationner dans une sorte de méli-mélo, allant jusqu’à l’obstruction du chemin quand ces derniers sont appelés à faire demi-tour.
Bachir Djaider
