Le point du jour – Ouyahia ou l’assurance par quatre

Par S. Ait Hamouda

Dans la conférence de presse animée, hier, par M. Ouyahia, il a été fait part aux présents d’une année 2018 plus prospère que 2017. En effet, cette mandature sera globalement perçue sous de meilleurs auspices, et permet à tout le moins, de revoir notre manne à la hausse. De plus, dans cet ordre d’idée, et ceci expliquant cela, le chômage connaîtra une diminution substantielle. Des centaines de milliers de postes à pourvoir sont d’ores et déjà ouverts à la main-d’œuvre locale, partout où elle se trouve. Le Premier ministre a tenu des propos optimistes dans sa rencontre avec les médias, relevant ainsi le taux d’attente des Algériens à des niveaux plus que satisfaisants. Cela semble en mesure de contenter le plus pessimiste des citoyens. Ces postes de travail peuvent certainement apporter de l’espoir à pas mal de foyers. Outre le fait que le pays est en crise, cela n’empêche pas que la gestion sérieuse des affaires mène obligatoirement vers l’embellie financière et la paix sociale. Seulement, en ce moment, il faudra plus que de la parcimonie dans les dépenses publiques. Il est pour sûr que la dépendance aux hydrocarbures doit s’estomper les années à venir, et que l’on compte davantage sur des produits manufacturés, agricoles, pour échapper à la dèche et tout ce qui la suit. Nonobstant, l’année 2018 montre de meilleures dispositions que l’année précédente, pour plusieurs raisons, à commencer par l’augmentation, par l’Etat, du volume des budgets, ainsi que la dynamique que connaissent l’économie et l’investissement depuis le deuxième semestre de 2017 et les premiers mois de l’année en cours. Cela est dû essentiellement à la pluviométrie qui était conséquente, ce qui nous fait économiser des tonnes de céréales. Il va sans dire qu’aujourd’hui, on ne peut pavoiser outre mesure, pour la simple raison qu’il y a des os partout où on met la main. Qu’importe que l’on cumule les finances et que l’on ne sache pas où les mettre, il y a de fortes possibilités de se retrouver les quatre fers en l’air.

S. A. H.