A quand une station pour les transporteurs de Marako-Adila ?

Alors que tous les transporteurs de voyageurs par fourgons ou par taxis possèdent des stations à des points accessibles, il n’en demeure pas moins que ceux qui desservent les villages de Marako et Adila, situés à cinq kilomètres à l’Ouest du chef-lieu et sur la route nationale 68, au nombre d’une dizaine, n’ont à ce jour aucune domiciliation. Ainsi, ils ont depuis déjà un bon bout de temps squatter une partie de la chaussée sur la grande rue au grand dam des riverains qui n’arrivent pas à supporter leur présence. Aussi, M. Semaï Abdelwahab, qui y réside à côté, s’insurge contre non seulement leur stationnement mais contre les tracas qu’ils provoquent. « C’est impossible de rester à la maison avec mes frères ou quelqu’un de ma famille car ces transporteurs n’arrêtent pas de mettre à fond leurs musiques sans penser qu’ils peuvent indisposer des gens », nous confie notre interlocuteur qui souhaite leur déplacement en dehors de l’agglomération vers les lieux de leur destination. Pour cet autre commerçant, c’est plutôt le manque à gagner qui le préoccupe en haut lieu. « Il y a toujours devant mon étalage plusieurs fourgons qui gênent mes potentiels clients qui n’ont plus ainsi d’espace pour s’arrêter ne serait-ce qu’un court moment pour s’approvisionner d’autant plus qu’en face c’est interdit de stationner, ce qui crée également des encombrements devant nos commerces », nous déclare cet épicier qui compatit avec ces transporteurs qui doivent gagner leur croûte de pain bien qu’ils travaillent dans la clandestinité. Les transporteurs, conscients de ce problème, laissent plutôt l’appréciation à la clientèle.

Essaid N’ait Kaci