Boudjima – Ichetouanen, un village sans transport

Les citoyens du village Ichetouanen vivent quotidiennement un véritable calvaire du manque de transport.

Située au milieu des deux plus grands centres urbains qui composent la commune de Boudjima, cette localité n’est pas couverte par les deux lignes assurant le transport vers la ville de Tizi-Ouzou. Depuis l’émergence des fourgons de transport au début des années 90, Inchetouanen n’a pas bénéficié de ce service pour une raison liée surtout à sa situation géographique. Les populations de ce village d’une grande densité démographique souffrent à cause du manque d’organisation qui caractérise ce créneau. En fait, pour bien comprendre ce problème, il faut observer l’organisation des navettes. Un grand arrêt se trouve au chef-lieu de la commune, au lieu-dit Lekhmis. Cette grande ligne assure le transport du chef-lieu vers Tizi-Ouzou mais elle passe par la commune d’Ouaguenoun à l’est. Ainsi, les voyageurs du village Ichetouanen ne voient pas ces transporteurs passer par leur localité et ne sont donc pas couverts par cette ligne. Une autre grande ligne assure la liaison entre la commune de Boudjima et Tizi-Ouzou mais les transporteurs passent, cette fois, par la commune de Makouda, à l’ouest. Les fourgons et les bus transitent par les villages Tikatine, Agouni Oufekous et Tarihant. Actuellement, les villageois vivent le même calvaire que leurs aïeux. Lorsque la commune de Boudjima ne disposait que d’un car Sonacome dans les années 60, pour rallier la ville de Tizi-Ouzou et Alger, les populations devaient marcher jusqu’au chef-lieu de commune à Boudjima pour attendre ce bus appelé «Lasata». En ces temps là il fallait se lever à 4 heures du matin. Et à Ichetouanen, les jeunes sont encore, 50 années plus tard, confrontés à la même situation. Pour rallier Tizi-Ouzou, il faudrait se rendre à Boudjima pour prendre le bus qui dessert le chef-lieu de wilaya. Les appels des citoyens de ce village n’ont encore reçu aucun écho. L’organisation du transport de voyageurs à Boudjima est encore à faire, car une certaine anarchie règne dans ce secteur. Même le transport interne est essentiellement assuré par des fourgons fraudeurs, en raison de l’absence de lignes.

Akli N.