Le muguet et les syndicalistes

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Par S. Aït Hamouda

La Fête du travail et la joie des travailleurs. Ce sont les réjouissances, peu ou prou, laborieuses des prolétaires, ceux qui suent sang et eau pour gagner leur croute. Nonobstant le travail, qu’il soit bon ou mauvais, ce n’est pas ça l’essentiel, les fleurs que l’on offre à pareille occasion font le 1er mai, n’en déplaise aux pourfendeurs qui font la pluie et le beau temps. Il va de soi que l’ampleur du repentir va de mal en pis. Il n’y a pas de plus beau que la cérémonie du labeur quand les jours, comme celui d’hier, viennent surprendre nos ternes journées par des inattendues surprises où ils nous marquent de leur soleil. Le jour de fête, qu’il soit rayonnant ou pas, il est toujours radieux. Soit ils mettent beaucoup de piment pour situer les saisons, là où ils sont. En ce jour, il y a plein de contentement qu’il ne saurait faire semblant de jouir d’un temps ou de tout le temps, pour ainsi dire de l’éternité. Ce qu’on veut c’est véritablement le muguet à offrir aux travailleurs qu’ils soient syndiqués ou pas. Que l’on marche au pas cadencés ou que l’on bouge sans cadence, il est toujours imperturbable, d’avancer, pied à pied, comme les soldats derrière les sons d’une fanfare qui joue des joutes désaccordées, et des tambours désarticulés pour appeler ceux qu’on considère comme des truffions fêtant la quille. Restant au sortir de la mine ou de l’usine, entier et plein, de trouvailles qui n’en dissimulent pas un détail. Qu’il soit déterminant, de toutes les nuances, de tous les tons, parce que l’on ne peut découdre qu’avec l’illusion qui vient taper à notre porte toujours ouverte à tous les vents. Le 1er mai est une date qui a marqué l’instant de tous les stigmates imaginables et partant, de toutes les cicatrices visibles ou pas. Incongrue la démarche sur la pointe des cils, des douleurs et des geignements ininterrompus à l’orée de l’œuvre.

S. A. H.

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