Larbaâ Nath Irathen – Les sources et les fontaines défigurées

Les sources d’eaux et les fontaines, qui faisaient jadis la fierté des villageois, ne sont plus ce qu’elles étaient. Il faut croire que le respect et la considération qu’on leur accordait par le passé ne sont plus de mise de nos jours, bien que les services compétents consentent des efforts notables pour que la pollution ne gagne pas ces sources, sachant que les dégâts seront innombrables leur eau est altérée. Ainsi, le mauvais comportement des uns et l’inconscience des autres font en sorte que les sources et les fontaines, surtout celles se trouvant aux abords de la RN15, reliant Larbaâ Nath Irathen à l’ex-Michelet, se trouvent dans un état lamentable, totalement défigurées par des amoncellements d’ordures qu’entreposent là des individus indélicats. Ces fontaines, d’un grand secours pour les villageois faisant face à une crise d’eau ou simplement pour les automobilistes de passage désirant étancher leur soif, se détériorent de jour en jour, au su et au vu de tout le monde. Pourtant, à Larbaâ Nath Irathen, plusieurs citoyens, regroupés autour d’un collectif, se sont donné un mal fou pour préserver ces points d’eau du saccage et de l’usure. Mais en vain. Les fontaines sont toujours enlaidies par une pollution sans nom, causée le plus souvent par la main de l’homme. «Décidément, les nombreuses campagnes de sensibilisation et de nettoyage n’auront pas servi à atténuer le phénomène qui s’en va crescendo. La préservation de l’environnement et des biens publics est pourtant l’affaire de tout le monde», s’insurge un quadragénaire. Et d’ajouter : «Pourtant, des bacs à ordures sont installés spécialement pour recueillir les déchets. Chaque jour, des dizaines de kilos de bouteilles vides et d’autres détritus en tous genres sont ramassés au pied de ces sources. Et le lendemain, il faut refaire le même travail. Ces individus dénaturent considérablement l’image de la ville, cela sans parler de l’impact irréversible sur la flore et la faune. La plupart des gens connaissent la gravité d’un tel comportement. Ce n’est pas pour autant qu’ils cessent leurs habitudes nuisibles. Il faut multiplier les actions de sensibilisation en vue d’atténuer un tant soit peu cette pollution». Et un autre, catégorique, de lui emboîter le pas : «Les compagnes de sensibilisation ne serviront à rien du moment que les pollueurs sont des adultes totalement conscients de leurs actes gravissimes. Si c’étaient des enfants, la sensibilisation à l’environnement aurait eu l’effet escompté, mais là il est question de grandes personnes en manque de civisme. Auparavant, je venais chercher de l’eau depuis ces sources longeant la RN15, mais ces derniers temps, j’évite de le faire puisque ces points d’eau représentent maintenant un risque sur la santé publique. Je préfère me rendre dans les villages voisins, car leurs fontaines sont beaucoup plus propres. Enfin, cette situation est l’affaire de tout le monde. Les autorités locales doivent remédier à ce problème qui représente un véritable danger».

Youcef Ziad