Journée internationale du vivre-ensemble – L’Algérie au rendez-vous

L'Algérie célébrera, demain, la première édition de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix.

Un riche programme a été tracé par les autorités publiques pour la célébration de cette Journée, en vue de promouvoir les valeurs de la culture de la paix et de la réconciliation. Ce projet avait été formulé en 2014 lors d’un congrès à Oran par l’Association internationale soufie alawia (AISA), une ONG affiliée à l’Association Cheikh el Alawi pour la culture et l’éducation soufie, basée à Mostaganem. Il a été ensuite adopté par consensus par les pays membres de l’Organisation des nations unies (ONU) en décembre dernier (Résolution 72/130 de l’Assemblée générale). Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a soutenu, hier à Alger, que la célébration de la Journée internationale de vivre-ensemble traduit la réussite de la politique de la réconciliation nationale. «L’opinion internationale reconnait aujourd’hui les efforts consentis par le président de la République Abdelaziz Bouteflika d’instaurer la paix et la sécurité, rendus possible grâce à la politique de la réconciliation nationale», a indiqué M. Messahel lors de son intervention sur les ondes de la chaine I de la radio nationale. Le ministre a mis l’accent sur le désir des Algériens de vivre et d’agir ensemble, unis dans la différence et dans la diversité afin de bâtir un environnement viable reposant sur la paix, la solidarité et l’harmonie. En vue de contribuer à la paix et au développement durable et d’inciter les gens au pardon et à la compassion, M. Messahel a fait référence au texte de la résolution qui invite les Etat membres de l’ONU à agir en faveur de la politique de la réconciliation. Dans ce sillage, il a mis en exergue la nécessité de tirer des leçons de l’expérience syrienne «afin de préserver la paix et la stabilité dans notre pays», a-t-il dit, exprimant son regret quant à ce qui se passe en Syrie, qui était un exemple de coexistence. Le même responsable n’a pas manqué de souligner le rôle important du président Bouteflika dans le processus de paix au Mali, en engageant plusieurs rounds de pourparlers et de négociations avec les différents mouvements maliens en conflit qui ont abouti à un accord de paix, appelé Accord d’Alger, signé en 2015.

Samira Saïdj