Après les épreuves de fin du cycle primaire, place à un autre examen décisif pour les élèves de la quatrième année moyenne.
En effet, les épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM) ont débuté, hier matin, sur tout le territoire national, auquel ont pris part pas moins de 599 846 candidats. Ces derniers ont rejoint, hier, les centres d’examen avec un peu d’appréhension, mais beaucoup de détermination de décrocher cet examen de passage au cycle secondaire. Les futurs lycéens ont, dans la matinée, affronté les sujets de la langue arabe et de physique, tandis que les épreuves des sciences islamiques et d’éducation civique ont été abordées dans l’après-midi. Les candidats accosté à la sortie du centre d’examen étaient unanimes à dire que les sujets étaient abordables et à la portée de tous et que les questions correspondent au programme scolaire». Hier encore et en dépit des mesures draconiennes prises par le ministère de l’Éducation nationale, le sujet de la langue arabe a été diffusé sur les réseaux sociaux quelques minutes seulement après le début de l’examen. Cela ce passe au moment où la ministre a affirmé que «toutes les mesures ont été prises pour combattre énergétiquement la tricherie et empêcher la fuite de sujets sur le web». Mme Benghabrit qui a donné depuis le CEM El-Moussalaha à Laghouat le coup d’envoi officiel des épreuves du BEM, a indiqué à l’issue de l’ouverture des plis des sujets de la langue arabe, qu’ «il ne faut pas banaliser le fait que des individus envoient des réponses sur les réseaux sociaux». D’après elle, «la diffusion des sujets sur facebook est un phénomène qui doit nous interpeler». La ministre a, à cet effet, annoncé l’ouverture d’une enquête à ce propos.
Benghabrit dément la suppression des examens nationaux
Mme Benghabrit a affirmé qu’«il n’y a aucune intention ni orientation vers une annulation des examens nationaux tels que le BEM, comme rapporté par des médias». Il s’agit, a-t-elle expliqué, «de débats en commissions pédagogiques sur l’évaluation de la qualité du système d’enseignement, notamment de fin de cycles primaire et secondaire». «Ces questions sont du ressort du secteur de l’Éducation et il n’a nullement été question d’annulation, ni d’orientation, ni même de réflexion actuellement sur une annulation des examens nationaux, notamment le BEM qui sépare deux étapes», a-t-elle encore indiqué. «C’est la commission mise en place au niveau du secteur qui se charge de la mise en œuvre et de l’opération d’évaluation liée à la qualité des sujets et aux voies de leur amélioration, notamment pour ce qui est du baccalauréat, et les débats sont engagés et se poursuivent avec le partenaire social sur la question, avant d’arriver à des solutions qui seront soulevées au Gouvernement», a-t-elle expliqué. «Quoi qu’il en soit, le secteur de l’Éducation nationale n’a aucune prérogative d’annulation d’un examen national», a-t-elle souligné. Rappelons, toutefois, que les épreuves du BEM s’étaleront sur trois jours. Les candidats doivent obtenir une moyenne égale ou supérieure à 10/20 pour passer au lycée. Pour les recalés, le passage en première année secondaire dépendra de la moyenne composée entre la moyenne de notes obtenues durant la 4ème année moyenne et la moyenne obtenue au BEM. Les examens du BEM se poursuivront aujourd’hui et les candidats vont devoir se pencher sur les sujets des maths et d’anglais, en matinée, et d’histoire géographie dans l’après-midi. Pour le troisième et dernier jour de l’examen, demain, les candidats auront à subir les épreuves des sciences naturelles et de français. S’agissant des résultats de cet examen national, ils seront proclamés le 18 juin prochain.
L. O. Challal

