Chabet El Ameur – Couverture sanitaire insuffisante

Les habitants des villages de la commune de Chabet El Ameur sont durement pénalisés par le manque de couverture sanitaire. Hormis les villages Imouthass, Antassen et Iazzouzen, les salles de soins des autres contrées sont toutes fermées. À Amar Asefla, le centre de soin a été fermé durant les années 90. Au village Ait Ali, le propriétaire de terrain sur lequel est bâti le centre de soins s’est réapproprié le chantier. On lui avait promis une aide dans le cadre de l’habitat rural (Fonal) en contrepartie d’une parcelle de terrain pour la réalisation dudit centre de soins. Mais la promesse n’ayant pas été tenue, il ne trouva d’autre moyen que de squatter la carcasse de la future structure de santé. Les habitants d’Ait Boudoukhane, un village surplombant le mont de Lala Oumessad, sont également privés de prestations médicales, de consultation notamment. En raison de l’insécurité qui régnait, le centre de soins du village a été occupé par les gardes communaux pendant la décennie noire. Le rétablissement de la sécurité, ces dernières années, n’a pas permis sa réouverture. Inscrit en 2006, le centre de soins du village Ait Said n’a vu le jour qu’en 2013. Son budget a connu plusieurs réévaluations, conséquences du retard mis dans sa réalisation, ainsi que la cherté des matériaux de construction. Une fois réalisée, la bâtisse a été abandonnée et non mise en fonction pour servir la population. La cause de sa fermeture est liée, dit-on, à la visibilité d’un câble électrique qui pend à l’intérieur de la cage d’escalier de logement d’astreinte. Les services concernés n’ont pas levé les réserves en dépit de multiples signalements des services de l’APC. Au village Ait Tafat, les services de la santé de la wilaya avancent le problème du manque de personnel qui ne va pas faciliter l’ouverture des salles de soins. Aussi, certains infirmiers refusent d’êtres affectés dans la région, dit-on. Au niveau des centres qui fonctionnent, l’on déplore aussi le manque de médecins. Ces derniers ne se rendent qu’une seule fois par semaine afin d’ausculter les malades. Pour bénéficier d’une consultation médicale ou d’un autre soin, les personnes malades sont contraintes de se rendre à la polyclinique du centre-ville. Cette affluence crée une pression supplémentaire sur les praticiens qui n’arrivent plus à répondre à la forte demande des patients qui viennent même des autres régions limitrophes. L’on signale aussi la vétusté de la bâtisse qui présente des fissures sur certains murs mettant ainsi en danger la sécurité des malades et du personnel soignant.

Y. Z.