TIZI-OUZOU La récolte est jugée médiocre cette saison – La cerise à 700 da aux abords des routes !

C’est la saison des cerises. La wilaya de Tizi-Ouzou est connue pour ses cerisaies des communes de haute montagne comme Larbâa Nath Irathen, Irdjèn et Iferhounène.

Ces derniers jours, le tronçon de la RN12 reliant Tizi-Ouzou à Draâ Ben Khedda, voit le retour en force des vendeurs de ce fruit. Des baraques en roseaux sont disposées sur les abords de la route pour exposer ce fruit des rois. Exposées dans de très beaux paniers de vannerie, les cerises d’un rouge écarlate paraissent succulentes. Ce fruit très prisé est cédé par ces vendeurs à 700 DA le kilo et plus, en fonction de la concurrence entre vendeurs et du nombre d’acheteurs. Sur place, nous avons remarqué que les vendeurs sont des jeunes qui viennent écouler la production de leurs vergers. D’autres se sont installés après avoir négocié des sous-traitances avec les producteurs. Tous affirment que les prix sont raisonnables car les conditions de production de ce fruit ne sont pas faciles, disent-ils. Les vendeurs soulèvent le problème du traitement des cerisaies qui cause la perte de vergers entiers. D’autre part, ces vendeurs réclament vivement l’organisation de la filière qui vit dans une anarchie totale. En effet, ces derniers demandent aux services concernés de réglementer le circuit de vente des produits du terroir en général. La création de marchés pour la commercialisation de la production est l’unique moyen de garder vivantes ces filières d’arboriculture de montagne. Interrogés sur les raisons qui les amènent à vendre en bordure des routes au lieu d’écouler leur marchandise au marché de la localité, les vendeurs estiment qu’il y a déjà suffisamment d’étals là-bas et que la vente urge du fait que la production arrivée à maturation doit être écoulée rapidement car le fruit se détériore très vite une fois mûr et ce, qu’il soit cueilli ou sur l’arbre. Cela explique l’importance d’organiser les circuits commerciaux pour ces filières. La wilaya de Tizi-Ouzou a une considérable capacité en la matière. En 2017, la production en cerises a été de 30 q/h avec 20 000 quintaux sur une superficie globale estimée à 665 hectares.

Akli. N