Déconfiture et instabilité parmi les équipes de football de la wilaya de Bouira, notamment celles évoluant en division Régionale 2. Durant les dernières saisons, au moins une équipe de la wilaya de Bouira a été concernée par la relégation.
La saison qui vient de s’écouler a été marquée par la relégation de l’US Auzia, après une seule saison passée en Régionale 2. Lors de la saison 2016/2017, c’est le HC Ain Bessam qui a été rétrogradé en division de wilaya après avoir terminé la saison à la dernière place. La pire des saisons pour le football à Bouira reste sans doute la saison 2015/2016 où trois équipes ont été rétrogradées en division de wilaya, à savoir le CR Thameur, la JS Bouaklane et l’US Auzia. Et où la JS M’Chedallah a réussi l’accession. Cette dernière joue aussi aux allers-retours. Après leurs relégations en 2010, les Maillotins ont retrouvé la Régionale 2 deux saisons plus tard pour se voir reléguer de nouveau après une seule saison passée en Régionale 2. La JSM retrouve la même division lors de la saison sportive 2015/2016. Comment expliquer cette instabilité parmi les clubs de la wilaya ? D’autant que les petites catégories sont souvent «marginalisées» par les responsables de leurs clubs respectifs. Des présidents de CSA répliquent pour justifier la débâcle de leurs équipes respectives en évoquant le manque de moyens financiers comme principale raison. «Un fonds de wilaya dérisoire qui ne dépasse pas les 60 000 000 DA. Les subventions octroyées jadis par les APC sont pour la plupart bloquées à cause des problèmes budgétaires des APC, et les fameuses 3% octroyées aux associations sportives sont aussi insignifiantes et inexistante dans certains cas», dira-t-on. Ajouter à cela «l’absence de la culture de sponsoring. Le cas de l’Entente Sour El-Ghozlane est sans doute le plus édifiant. Lors du téléthon chapeauté par l’APC de Sour El-Ghozlane pour aider le club en faisant appel à des opérateurs économique, commerçants et industriels de la daïra, sur les 90 invitation, une vingtaine seulement a répondu à l’appel. Seuls 84 millions de centimes ont été collectés. Le club a réussi à décrocher un seul contrat de sponsoring avec le groupe GICA. Heureusement que l’APW continue de prendre en charge les frais d’engagement des équipes de la wilaya, quelque soit la division où elles évoluent», fera savoir un ex-président du CSA. «J’ai été footballeur, j’ai donné le meilleur de moi-même en tant que joueur et dirigeant. J’ai découvert des choses pas trop sportives dans ce milieu qui est de plus en plus pourri où il faut avoir beaucoup d’argent pour prétendre tracer comme objectif « l’accession ». Avoir une bonne équipe ne suffit pas aujourd’hui, puisque tout se vend et s’achète. Certains présidents de CSA y font un véritable business», avouera-t-il. C’est pourquoi, dira t-il, «j’ai décidé de ne plus y faire partie». C’est l’image du sport de manière général et du football en particulier, à l’échelle nationale, qui est gangrénée. Une discipline marquée par la médiocrité dans le niveau de jeu dans les différents championnats, dominée par la violence et les accusations colportées de hauts responsables, entraineurs et présidents de clubs concernant des rencontres arrangées. Les dernières assises sur le sport semblent rester de simples paroles sans suite sur le terrain. M’hena A.

