Le FFS commémore le drame

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La section FFS de Frikat et le comité de village d’Ath H’Niche, sur les hauteurs de la commune, ont organisé, hier, un hommage à Hamid Haniche, un jeune militant du FFS, tué devant l’Amirauté d’Alger, le 31 mai 2001, lors de la grande «Marche de l’espoir» menée par des milliers de militants. Pour commémorer cet événement douloureux, en plus du père du défunt, il y avait entre autres les maires de Frikat, de Draâ El-Mizan et de Tizi-Gheniff, les secrétaires des sections de Boghni et de Draâ El-Mizan, ainsi qu’Ali Laskri, membre du présidium du parti, Moussa Tamadartaza, sénateur du parti, le fédéral par intérim de Tizi-Ouzou, Ali Seddouk, Rabah Menaoum, vice-président de l’APW, le député Ahcène Mansouri et d’autres élus APW et de nombreux militants du parti. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt, M. Boualem Moussaoui, premier secrétaire de la section de Frikat, est revenu sur le parcours du militant jusqu’à sa disparition tragique ce jour fatidique. Puis, la parole a été donnée au président du comité de village d’Ath H’Niche, qui a souligné que «le jeune Hamid Haniche était aimé de tous et en dépit de son jeune âge, avait en tête les idéaux du parti». De son côté, son père, très ému, dira : «Mon fils est toujours vivant parce que vous êtes ici à mes côtés. Dix-sept ans après son assassinat, la blessure ne s’est toujours pas refermée. Mais, quand je vois que les idéaux pour lesquels il est mort sont aujourd’hui portés par des millions d’Algériens, je suis réconforté », a dit Aâmi Ahmed. Tour à tour, M. Ali Laskri, puis M. Moussa Tamadartaza ont pris beaucoup de temps pour revenir longuement sur les idéaux du parti. «C’est une crise multidimensionnelle à laquelle nous faisons face. Nous ne pourrons sauver le pays qu’avec le consensus national initié par le parti. Au FFS, toutes nos forces sont rassemblées pour faire avancer le combat démocratique dans notre pays», ont-ils souligné. Dans son intervention, M. Rabah Menaoun a qualifié Hamide Haniche non seulement de grand militant mais de «martyr de la démocratie» comme les «victimes» de 1963. D’ailleurs, il a pris sur place la décision d’inscrire une stèle commémorative pour ce martyr. D’autres intervenants, tels M. Ahcène Mansouri, député, Mohamed Lemdani ou encore Mohamed Aouadi, premier secrétaire du FFS de la section de Draâ El-Mizan, ont mis l’accent sur ce qu’il faudra mettre en œuvre pour que le parti reste toujours la locomotive pour sortir l’Algérie de son marasme, avec l’aboutissement du consensus national. De leur côté, les maires de Draâ El-Mizan et de Tizi-Gheniff ont profité du temps qui leur a été accordé pour soutenir le même discours que ceux prononcés par leurs prédécesseurs, réaffirmant que le parti était entre de bonnes mains et qu’ils n’avaient aucune crainte à sujet : «Ceux qui disaient que le FFS allait être enterré après la mort d’Aït Ahmed se sont trompés. La preuve est que nous sommes là à continuer son combat et les idéaux pour lesquels Hamid Haniche est tombé en martyr». «C’est le moment où jamais de se serrer les coudes parce que nous devons sauver notre pays avec toutes les forces vives de la nation», a précisé un autre intervenant.

A. O.

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