La prolifération de meutes de chiens errants à travers tout le territoire de la daïra de M’Chedallah prend des proportions alarmantes. La raison est l’arrêt des campagnes périodiques d’abattage depuis le début de l’année en cours. Il faut rappeler que plusieurs campagnes ont été organisées par les nouveaux maires au lendemain de leur installation aux quatre coins de la wilaya en 2017 aussi bien à M’Chedallah, Bouira et Lakhdraia. Le changement opéré dans l’établissement des réquisitions des chasseurs, dans la commune de Chorfa, pourrait expliquer la suspension des opérations d’abattage. La nouvelle modification fait obligation aux chasseurs de mentionner en plus du nom et prénom, les références complètes de l’arme utilisée et le calibre des munitions (cartouches). Une source proche du bureau de l’hygiène communal de Chorfa (BHC) auquel sont confiées les opérations d’abattage de chiens errants affirme que depuis l’application de cette nouvelle réglementation, en début de l’année, aucun des habituels chasseurs n’a répondu aux convocations qui leurs ont été adressées. Au niveau du BHC de M’Chedallah, l’on apprend qu’en plus de cette nouvelle loi, les chasseurs qui demandent à ce qu’ils soient rémunérés ont fini par décliner l’invitation de participer aux campagnes cycliques d’abattage, faute du versement d’honoraires. Dans cette commune, pour palier le manque du personnel qualifié, il a été fait appel à une société spécialisée domiciliée à Tizi-Ouzou, en 2016. Cette opération s’est soldée par un bilan nul. La technique utilisée par cette société, explique-t-on, l’appât empoisonné donc, a été infructueuse. Ainsi, les agglomérations de la daïra de M’Chedallah sont de nouveau investies par des chiens errants avec une concentration au niveau des chefs-lieux de communes. Ce phénomène commence à inquiéter les citoyens, d’autant plus que l’année dernière, plusieurs cas de rage ont été signalés à travers la circonscription de M’Chedallah. À cela s’ajoute les cas de morsure, plus au moins graves, signalés à la périphérie de la ville de l’ex-Maillot. Devant la menace que pourrait constituer ces chiens errants, des mesures doivent être prises par les services d’hygiène. L’on pourrait faire appel, pour ces opérations d’abattage, aux anciens gardes communaux ou GLD. Ces éléments ayant fait partie du corps des paramilitaire, ont une maitrise des armes à feu. Ce qui faciliterait les campagnes d’abattage.
Oulaid Soualah
