Les soirées du mois de Ramadhan dans la commune de Bechloul, 18 km à l’Est de Bouira, se déroulent dans la morosité. Après une longue journée de jeûne, la population locale s’ennuie après le F’tour. Trois semaines se sont déjà écoulées, et rien ne s’est encore passé. L’on se contente des cafétérias pour «tuer» les quelques heures d’avant le S’hour. «Heureusement qu’il y a ces quelques cafés où on passe les soirées. L’animation n’existe pas. Ni durant ce mois de Ramadhan, ni durant les années précédentes. À la tombée de la nuit, la ville Bechloul est inhabitée, vidée de ses habitants», constatera un habitant de cette commune. Dans les cafés maures, endroits qui rassemblent le plus du monde, on passe le temps comme on peut. Certains s’adonnent au loto, d’autres préfèrent le domino ou les jeux de cartes. «L’animation durant le mois de Ramadhan se concentre uniquement au chef-lieu de wilaya. Bouira ne se résume pas à son chef-lieu, il y a aussi les communes. Les responsables du secteur de la culture et celui de la jeunesse et des sports devraient arrêter des programmes culturels et artistiques pour toutes les localités. Nous aussi, nous avons droit aux loisirs et à l’animation artistique au même titre que les habitants du chef-lieu de wilaya», dira un autre jeune rencontré dans une cafétéria. Les structures relevant du secteur de la jeunesse et des sports, notamment la maison de jeunes et le complexe sportif de proximité (CSP) de la commune n’organisent aucune activité qui puisse permettre à la population locale de meubler les longues soirées ramadanesques.
M. A.
