Le wali de Bouira M. Mustapha Limani, a répondu, mercredi dernier, à une question relative à l’organisation de la troisième édition du théâtre amazigh d’Aghbalou, objet d’une polémique entre les organisateurs et le P/APC de la localité, que ce genre de manifestations culturelles ne se tiennent que dans des structures de Culture et «non pas dans une école primaire». En outre, il estime que, si ce festival est national, il serait autorisé par le ministre de la Culture, et s’il est wilayal, c’est au wali de l’autoriser. «Donc, j’invite les organisateurs à revoir la façon de le préparer et je les invite même à l’organiser à la maison de la Culture Ali Zamoum de la ville de Bouira, pourquoi pas ?», a expliqué M. Limani. Une polémique est née en effet suite au refus du président de l’Assemblée populaire communale d’Aghbalou, M. Nacer Hamoum, l’organisation de ce festival en raison, dit-il, de «l’incapacité de la commune d’abriter ou de parrainer cette manifestation qui nécessite, a-t-il dit, des moyens humains, matériels et surtout financiers, de même qu’une structure adéquate». Pour rappel, la première et la seconde édition de ce festival, organisé par l’association «Ithrane», avaient eu lieu avec succès, enregistrant la participation d’une dizaine de wilayas du pays, dont notamment, Bouira, Tizi-Ouzou, Béjaïa, M’Sila…
Les organisateurs persistent et dénoncent !
Devant ce qu’ils qualifient de «blocage du projet de la troisième édition du festival national Amazigh d’Aghbalou», le comité d’organisation de cet événement culturel, auquel se sont joints plusieurs figures du monde de la Culture, ont tenu un sit-in devant le siège de la daïra de M’Chedallah, jeudi matin. Les protestataires, entourés d’un léger dispositif des services de sécurité, ont commencé par exiger une réponse à leur demande d’autorisation déposée depuis plus de 20 jours au niveau du cabinet du wali, après le refus du président de l’APC de la leur accorder. Ayant attendu plus d’une heure, en vain, que le chef de daïra daigne prendre contact avec eux, les représentants de ce comité d’organisation prirent tour à tour la parole pour expliquer aux nombreux curieux l’objet de leur démarche, dénonçant le refus, qu’ils qualifient d’arbitraire, des autorités de leur délivrer cette autorisation. «Avec ou sans autorisation, cette troisième édition du festival amazigh se tiendra à Takerboust», dira avec force l’un des intervenants. Il affirmera d’ailleurs qu’une première activité figurant dans le programme du festival, en l’occurrence une pièce théâtrale, sera produite ce dimanche, au centre du chef-lieu de la commune à titre symbolique. Les protestataires se sont ensuite dispersés dans le calme après avoir annoncé l’organisation d’une caravane de sensibilisation dans les jours à venir.
Oulaid Soualah

