La Cité populaire de Tala Toulmouts, située dans la zone industrielle Aïssat-Idir, dans la commune de Tizi Rached, semble être plongée dans le chaos. Ses habitants vivent dans des conditions lamentables.La cité a été réceptionnée l’année 1963, elle comptait dix familles. Présentement le nombre de foyer s’accroie très rapidement au point que les habitations telles que conçues (deux pièces-cuisine), sont devenues trop exigus pour les soixante familles qui y vivent, dans une précarité avancée.Selon les membres de l’association, de ladite cité, qui a été créée pour la circonstance et à laquelle a été désormais dévolue la lourde tâche de défendre les droits des résidants de cette cité, les démarches ont été d’ores et déjà entreprises auprès des autorités compétentes, en vue de bénéficier de la loi régissant la cession mais à ce jour rien n’est en vue. “Les élus locaux qui se sont succédés aux destinées de notre commune, nous promettaient la régularisation à chaque fois qu’une échéance électorale approchait mais dès qu’ils sont élus, c’est l’indifférence totale” nous dira désespérément Da Ramdane. “On nous a toujours trahis”. Il est à signaler que parmi les trois cités “précaires” existant sur le territoire de la commune de Tizi Rached, seule celle de Tala Toulmouts n’est pas régularisée, sachons que cette dernière est vraisemblablement la plus à plaindre. Eaux usées à ciel ouvert, manque d’hygiène, vieille maisons qui risquent de s’écrouler à n’importe quel moment. “Ces conditions de vie dramatiques, nous dira un père de famille désabusé, sont imputées à l’indifférence des élus locaux. Ils ne font rien pour venir à bout de cette situation lamentable”.
R. C.
